Avril: Being Essays on the Poetry of the French RenaissanceBelloc, Hilaire
History
Avril: Being Essays on the Poetry of the French Renaissance
Belloc, Hilaire
French poetry -- 16th century -- History and criticism; Renaissance -- France
_Las, mais ce doulx passetemps
Ne nous dura pas long temps:
Car la mort ayant anvie
Sur l'ayse de nostre vie,
Envoya devers Pluton
Nostre petit Peloton,
Qui maintenant se pourmeine
Parmi ceste umbreuse plaine,
Dont nul ne revient vers nous._
_THE CAT_
_Pourquoy je suis tant esperdu
Ce n'est pas pour avoir perdu
Mes anneaux, mon argent, ma bource:
Et pourquoy est ce donc? pource
Que j'ay perdu depuis trois jours
Mon bien, mon plaisir, mes amours:
Et quoy? o Souvenance greve
A peu que le cueur ne me creve
Quand j'en parle ou quand j'en ecris:
C'est Belaud, mon petit chat gris:
Belaud qui fust, paraventure
Le plus bel oeuvre que nature
Feit onc en matiere de chats:
C'etoit Belaud, la mort au rats
Belaud dont la beaute fut telle
Qu'elle est digne d'estre immortelle._
_Mon-dieu, quel passetemps c'estoit
Quand ce Belaud vire-voltoit
Follastre autour d'une pelote!
Quel plaisir, quand sa teste sotte
Suyvant sa queue en mille tours,
D'un rouet imitoit le cours!
Ou quand assis sur le derriere
Il s'en faisoit une jartiere,
Et monstrant l'estomac velu
De panne blanche crespelu,_
_Sembloit, tant sa trogne estoit bonne,
Quelque docteur de la Sorbonne!
Ou quand alors qu'on l'animoit,
A coups de patte il escrimoit,
Et puis appasoit sa cholere
Tout soudain qu'on luy faisoit chere._
_Belaud estoit mon cher mignon,
Belaud estoit mon compagnon
A la chambre, au lict, a la table,
Belaud estoit plus accointable
Que n'est un petit chien friand,
Et de nuict n'alloit point criand
Comme ces gros marcoux terribles,
En longs miaudemens horribles:
Aussi le petit mitouard
N'entra jamais en matouard:
Et en Belaud, quelle disgrace!
De Belaud s'est perdue la race.
Que pleust a Dieu, petit Belon,
Qui j'eusse l'esprit assez bon,
De pouvoir en quelque beau style
Blasonner ta grace gentile,
D'un vers aussi mignard que toy:
Belaud, je te promets ma foy,
Que tu vivrois, tant que sur terre
Les chats aux rats feront la guerre._
MALHERBE.
The French Renaissance ended in the Classic. The fate of all that
exuberance was to find order, and that chaos of generation settled down
to the obedience of unchanging laws. This transition, which fixed,
perhaps for ever, the nature of the French tongue, is bound up with the
name of Malherbe.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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