Avril: Being Essays on the Poetry of the French RenaissanceBelloc, Hilaire
History
Avril: Being Essays on the Poetry of the French Renaissance
Belloc, Hilaire
French poetry -- 16th century -- History and criticism; Renaissance -- France
_Que mon fils ait perdu sa depouille mortelle,
Ce fils qui fut si brave, et que j'aimai si fort,
Je ne l'impute point a l'injure du sort,
Puis que finir a l'homme est chose naturelle.
Mais que de deux marauds la surprise infidele
Ait termine ses jours d'une tragique mort,
En cela ma douleur n'a point de reconfort,
Et tous mes sentiments sont d'accord avec elle.
O mon Dieu, mon Sauveur, puisque, par la raison,
Le trouble de mon ame etant sans guerison,
Le voeu de la vengeance est un voeu legitime,
Fais que de ton appui je sois fortifie;
Ta justice t'en prie, et les auteurs du crime
Sont fils de ces bourreaux qui t'ont crucifie._
EXTRACTS FROM THE "CONSOLATION OF DU PERRIER."
These stanzas, which are among the best-known as they are, in the
opinion of many, the dullest, in French literature, serve well to close
this book.
One verse at least (the fourth) is most legitimately famous, though it
is hackneyed from the constant repetition of fools. For the rest a
certain simplicity, a great precision, may or may not atone for their
deliberate coldness.
What is certain is that, poetry or not, they admirably express the
spirit of his pen and its prodigious effect. They express the classical
end of the French Renaissance with as much weight and hardness as the
great blank walls of stone that were beginning to show in the rebuilding
of Paris. It is for this quality that I have printed them here, using
them as the definite term of that long, glorious, and uncertain phase in
European letters.
_THE "CONSOLATION OF DU PERRIER."_
_Ta douleur, du Perrier, sera donc eternelle?
Et les tristes discours
Que te met en l'esprit l'amitie paternelle
L'augmenteront toujours?_
_Le malheur de ta fille au tombeau descendue
Par un commun trepas,
Est-ce quelque dedale ou ta raison perdue
Ne se retrouve pas?_
_Je sais de quels appas son enfance etoit pleine,
Et n'ai pas entrepris,
Injurieux ami, de soulager ta peine
Avecque son mepris._
_Mais elle etoit du monde, ou les plus belles choses
Ont le pire destin;
Et rose elle a vecu ce que vivent les roses
L'espace d'un matin._
_Puis quand ainsi seroit que, selon ta priere,
Elle auroit obtenu
D'avoir en cheveux blancs termine sa carriere,
Qu'en fut-il avenu?_
_Penses-tu que, plus vieille, en la maison celeste
Elle eut eu plus d'accueil,
Ou qu'elle eut moins senti la poussiere funeste
Et les vers du cercueil?_
_De moi, deja deux fois d'une pareille foudre
Je me suis vu perclus;
Et deux fois la raison m'a si bien fait resoudre,
Qu'il ne m'en souvient plus._
_Non qu'il ne me soit mal que la tombe possede
Ce qui me fut si cher;
Mais en un accident qui n'a point de remede,
Il n'en faut point chercher._
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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