Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Le lendemain l'homme alla à la ville. Il se plaça sur le marché, et
commença à crier: "J'ai un cheveu rouge à vendre. J'ai un merveilleux
cheveu rouge à vendre." Quelques minutes après un homme arriva et dit:
"Je vous donnerai un sou pour votre cheveu rouge. "Ce n'est pas assez!"
dit l'homme. Un autre homme arriva: "Je vous donnerai le double, deux
sous," dit-il. "Ce n'est pas assez."
Les autres acheteurs arrivèrent, et ils commencèrent à dire l'un après
l'autre: "Je vous donnerai le triple, trois sous."
"J'en donnerai quatre."
"J'en donnerai cinq."
Ils continuèrent ainsi et un homme dit enfin: "Je donnerai vingt sous,
un franc."
Les enchères continuèrent, et la foule augmentait toujours. Le prix du
cheveu rouge augmentait rapidement aussi. Enfin le roi arriva et dit:
"Je vous donnerai dix mille francs." L'homme accepta cette somme et alla
à la maison, où il se trouva assez riche pour élever ses enfants. Le roi
porta le cheveu merveilleux dans son palais, le coupa dans sa longueur
et trouva une inscription, qui racontait les choses importantes qui
s'étaient passées depuis le commencement du monde, et il ne regretta
jamais d'avoir payé dix mille francs ce cheveu merveilleux.
UN CONTE DE MA MÈRE L'OIE.[27]
[Note 27: This is one of the folk tales told along the banks of the
Danube. It forms part of the Slavonic folk lore.]
Dans une contrée traversée par le Danube il y avait une fois un roi qui
se trouva forcé, peu de temps après son mariage, de quitter la reine, sa
femme, et de partir pour la guerre. Son absence fut longue, très longue,
et la reine attendait son retour avec impatience. Elle voulait lui
montrer son fils qu'il n'avait jamais vu, car l'enfant était né après
son départ.
C'était dans les temps où il n'y avait ni poste, ni téléphone, ni
télégraphe, ni chemins de fer, ni bateaux à vapeur, et la pauvre reine
n'avait pas de nouvelles de son mari, et le roi n'avait pas de nouvelles
de sa femme. Enfin la guerre fut terminée, et le roi se mit en route
pour son royaume. Un jour il se trouva en grand danger de périr dans un
torrent, et il dit:
"Oh! ma chère femme, je vais périr ici, sans vous revoir!"
Un corbeau arriva et dit: "Roi, promettez-moi que vous me donnerez la
chose que vous avez de plus chère au monde, mais que vous ne connaissez
pas, et je vous sauverai."
Le roi pensa; "La chose qui m'est la plus chère au monde c'est, sans
doute, ma femme. Pour le plaisir de revoir ma femme, je donnerais
volontiers une chose que je ne connais pas!"
Le roi accepta donc la proposition du corbeau, qui dit: "Je suis
généreux, ô mon roi, et je vous laisserai cette chose pendant sept ans
avant de la réclamer."
Le corbeau sauva donc le roi, qui arriva à la maison, où il vit la
reine, et où sa surprise fut grande de trouver un joli petit enfant, qui
était son fils. Mais son chagrin fut presqu'aussi grand que sa surprise,
quand il pensa à la promesse qu'il avait faite au corbeau.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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