Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
[Note 28: One of the stories in the collection of Canon Christopher
Schmid, the German writer, who was born in 1768 and died in 1854. These
stories were translated into French by the tutor of the Comte de Paris
in 1842, and have been the delight of French as well as of German
children. In the original version this story is very long indeed, as the
worthy Canon used his stories as vehicles for his religious teachings.
This is a complete outline of the story.]
Il y avait une fois un pauvre homme qui avait une très grande famille.
Cet homme était pauvre, mais il était toujours occupé, il était très
industrieux. Cet homme avait une petite maison, et comme sa femme était
aussi très industrieuse, la maison était toujours en ordre.
L'homme, qui s'appelait Pierre, avait aussi un petit jardin. Dans ce
jardin il cultivait quelques arbres fruitiers, et il y cultivait aussi
beaucoup de légumes. Au printemps, en été, et en automne, cet homme
industrieux travaillait dans les champs de ses voisins qui étaient plus
riches que lui, et qui le payaient bien.
Il travaillait aussi pour les pêcheurs, car sa maison était près de
l'eau. En hiver, quand il ne pouvait pas travailler dans les champs, et
quand le temps était trop mauvais pour aller à la pêche, il restait à la
maison, où il fabriquait des filets ou des paniers, qu'il vendait aux
pêcheurs ou aux fermiers.
Les enfants de cet homme étaient très industrieux et très intelligents.
Le plus intelligent était Godefroi, qui avait douze ans, et qui était
assez grand pour aider son père aux champs, au jardin, à la pêche, et à
la fabrique de paniers et de filets. Mais Godefroi n'était pas toujours
sage. Il aimait mieux jouer que de travailler.
Un jour le père dit à Godefroi: "Mon fils, tu as été sage pendant une
semaine, et maintenant tu mérites une récompense. Demain matin, si le
temps est beau, nous irons à l'Île Verte que tu vois en mer à une grande
distance d'ici. C'est une île où demeurait mon père. Sur l'île nous
trouverons beaucoup d'osier pour faire nos paniers, et nous trouverons
aussi un grand noyer. Nous cueillerons les noix, et nous les apporterons
à la maison, où tu pourras les manger cet hiver."
Godefroi était naturellement enchanté. Il se leva de bonne heure le
lendemain matin, et quand il vit que le temps était superbe il s'habilla
vite, et courut déjeuner. Après déjeuner le père dit: "Maintenant,
Godefroi, aide-moi à faire les préparatifs de départ. Voici une quantité
d'objets. Porte-les au bateau."
Godefroi vit deux petites haches, un grand manteau d'hiver, deux
paniers, une corde, une marmite, un pot de lait, cinq pains, et de la
viande, et il dit à son père:
"Toutes ces choses ne sont pas nécessaires. Un pain est assez. Il fait
chaud; pourquoi prendre ce manteau d'hiver?"
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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