The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 7: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1635
History
The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 7: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1635
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Ie remarquay en ce lieu cy, que les ieunes femmes ne mangent point dans
le plat de leurs marys: i'en demanday la raison, le Renegat me dit que
les ieunes [227] filles à marier, & les femmes qui n'auoient point
encore d'enfans, n'auoient rien en maniement, & qu'on leur faisoit leur
part comme aux enfans, de là vient que sa femme mesme me dit vn iour,
Dis à mon mary qu'il me donne bien à manger: mais ne luy dis pas que ie
t'ay prié de luy dire.
I observed in this place that the young women did not eat from the
same dish as their husbands. I asked the reason, and the Renegade
told me that the young [227] unmarried women, and the women who had
no children, took no part in the management of affairs, and were
treated like children. Thence it came that his own wife said to me
one day, "Tell my husband to give me plenty to eat, but do not tell
him that I asked you to do so."
Pendant certaine nuict, tout le monde estant dans vn profond sommeil,
ie me mis à entretenir ce pauure miserable Renegat, ie luy fis voir
qu'estant en nostre maison, rien de tout ce que nous auions ne luy
manquoit, qu'il y pouuoit passer sa vie doucement, & qu'en quittant
Dieu il s'estoit ietté dans vne vie de beste, qui enfin abboutiroit à
l'enfer, s'il n'ouuroit les yeux, que l'eternité estoit bien longue,
& que d'estre à iamais compagnon des diables, c'estoit vn long terme.
Ie voy bien, me fit-il, que ie ne fais pas bien; mais mon malheur
est que ie n'ay pas l'esprit assez fort pour demeurer ferme dans vne
resolution, ie croy tout ce qu'on me dit; quand i'ay esté auec les
Anglois, ie me suis laissé aller à leurs discours; quand ie suis auec
les Sauuages ie fais comme eux; [228] quand ie suis auec vous ie
tiens vostre creance pour veritable, pleut à Dieu que ie fusse mort
quand i'estois malade en France, ie serois maintenant sauué, tant que
i'auray des parens ie ne feray iamais rien qui vaille: car quand ie
veux demeurer auec vous, mes freres me disent que ie pouriray demeurant
tousiours en vn endroit, cela est cause que ie quitte tout pour les
suiure. Ie luy apportay toutes les raisons, & luy fis toutes les offres
que ie peus pour l'affermir: mais son frere le Sorcier qui sera bien
tost auec nous renuersera tous mes desseins, car il manie comme il veut
ce pauure Apostat.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account