Brazil -- Description and travel; Geology -- Amazon River Valley
Voici quelques remarques qui vous feront mieux apprécier ces
différences, si vous voulez les comparer avec le catalogue des
espèces du Pará que je vous ai laissé. À tout prendre, il me parait
évident dès à présent que notre voyage fera une révolution dans
l’Ichthyologie. Et d’abord, le Jacundá de Tajapurú est différent des
espèces du Pará; de même l’Acará; puis nous avons une espèce
nouvelle de Sarapó et une espèce nouvelle de Jeju; une espèce
nouvelle de Rabeca, une espèce nouvelle d’Anojá, un genre nouveau de
Candiru, un genre nouveau de Bagre, un genre nouveau d’Acary et une
espèce nouvelle d’Acary du même genre que celui du Pará; plus une
espèce nouvelle de Matupirim. Ajoutez à ceci une espèce d’Aracu déjà
décrite, mais qui ne se trouve pas au Pará et vous aurez à Tajapurú
onze espèces qui n’existent pas au Pará, auxquelles il faut ajouter
encore quatre espèces qui se trouvent à Tajapurú aussi bien qu’au
Pará, et une qui se trouve au Pará, à Brèves, et à Tajapurú. En tout
vingt espèces, dont quinze nouvelles, en deux jours. Malheureusement
les Indiens ont mal compris nos directions, et ne nous ont rapporté
qu’un seul exemplaire de chacune de ces espèces. Il reste donc
beaucoup à faire dans ces localités, surtout à en juger d’après le
catalogue des noms recueillis par le Major Coutinho qui renferme
vingt-six espèces “do Mato” et quarante-six “do Rio.” Il nous en
manque donc au moins cinquante-deux de Tajapurú, même à supposer que
cette localité renferme aussi les cinq espèces de Breves. Vous voyez
que nous laisserons encore énormément à faire à nos successeurs.
Adieu pour aujourd’hui, votre bien affectioné
L. AGASSIZ.[52]
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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