Broussais’ exposition of his own doctrine in his own words is as
follows. On doit regarder comme nécessairement affectés, dans une
maladie, les tissus dont l’irritation est constante durant la vie, et
qui en offrent toujours des traces après la mort. Or, les phénomènes
de la sur-excitation des muqueuses, et surtout de la gastrique, ne
manquent jamais, dans le typhus fébrile, puisque leurs symptômes sont
identiques avec ceux des gastro-entérites sporadiques; tandis que ceux
des autres phlegmasies ne s’y montrent qu’accidentellement. Ensuite,
lorsque les personnes affectées de typhus out le malheur de succomber,
on trouve toujours ces membranes rouges, brunes ou noires, pendant que
les autres tissus n’offrent d’alteration que dans certaines
circonstances accidentelles: done l’irritation des membranes muqueuses
est inséparable du typhus fébrile.
Les typhus fébriles sont donc des gastro-entérites, ordinairement
compliquèes de catarrhes pulmonaires; ces deux phlegmasies sont le
résultat d’un véritable empoisonnement, plus ou moins analogue à celui
des champignons et des poissons gâtées, et qui en a tous les
caractères.
Le foie, principal annexe du canal digestif, est irrité
secondairement, et sa sécrétion est plus ou moins augmentée. Plus le
miasme est actif, plus cette lésion est marquée le typhus carcéraires
plus la chaleur est intense, plus l’irritation du foie est
inflammatoire (la fièvre jaune.)
Le cerveau n’est inflammé primitivement que par l’effet de certaines
circonstances qui ont fait prédominer l’action dans son tissu; telles
sont les affections morales, la nostalgie, les chaleurs, etc.; mais il
souffre toujours beaucoup par sympathie et quelquefois au point que
son irritation passe au degré de la phlegmasie, et devient aussi grave
que si elle était primitive.—_Examen. de la Doctrine Medicale, par F.
J. V. Broussais, p. 112–114._
Il n’y a de difference entre les gastrites qui sont ici dépeintes et
ces fièvres, que celle qui dépend du degré; car les gastrites aigües
qu’on ne peut pas arrêter arrivent toujours ou à l’ataxic ou a
l’adynamic, dont les symptômes ne different pas de ceux du typhus.
D’ailleurs, la gastrite dont il est ici question est déjà pour les
ontologists, une fièvre ataxique.—_Histoire des Phlegmasies, par F. J.
V. Broussais, Vol. III. p. 39._
Footnote 15:
Observations on the Prevention and Treatment of Epidemic Fever, &c.
pp. 11–12.
Footnote 16:
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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