Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
General
Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Le père grimpa sur l'arbre. Il secoua l'arbre, et les noix tombèrent en
grande quantité. Godefroi remplit ses paniers. Il porta les paniers
pleins de noix au bateau, les vida, et revint les remplir une seconde,
et une troisième fois.
Le père était dans l'arbre, occupé à faire tomber les noix. Godefroi
était très occupé à remplir ses paniers. Il ne remarqua pas l'approche
d'une tempête. Son père ne la remarqua pas non plus. Godefroi était dans
le bateau.
Il vidait ses paniers pour la quatrième fois, quand une grande vague
arriva et enleva le bateau. Godefroi saisit les rames pour ramener le
bateau à terre, mais les vagues emportèrent les rames. Alors le pauvre
garçon commença à crier.
Son père arriva au rivage, juste à temps pour voir disparaître le petit
bateau, qui était emporté par les vagues avec une grande rapidité. Le
pauvre homme pensa: "Mon enfant, mon pauvre enfant est mort. Il a péri
dans les vagues!" Et il pleura beaucoup. La mère de Godefroi avait vu la
tempête, et dit: "Oh, voici une tempête terrible! J'espère bien que mon
mari et Godefroi sont restés sur l'île." Elle pria toute la nuit.
Le lendemain la mer était calme, mais le père et Godefroi n'arrivèrent
pas. Alors la pauvre femme alla chez un riche voisin appelé Thomas et
lui dit que son mari et son fils n'étaient pas revenus de l'Île Verte.
Le voisin, compatissant, dit: "Ne pleurez pas, pauvre femme. Il est
probable que la tempête a emporté le bateau. Mais votre mari et Godefroi
sont, sans doute, sur l'île. Je vais partir immédiatement pour aller les
chercher."
Le brave homme partit immédiatement, et avant la nuit il revint avec le
pauvre père, qui raconta, en pleurant, que le bateau avait été emporté
par la tempête et que le pauvre Godefroi avait sans doute péri. Toute la
famille pleura beaucoup, et la mère resta inconsolable.
Mais Godefroi n'avait pas péri. Le vaisseau, emporté rapidement par la
tempête, avait disparu dans l'obscurité. Le pauvre petit Godefroi, pâle
d'effroi (de terreur), commença à prier avec ferveur: "Bon Dieu,
sauvez-moi!"
Après avoir voyagé quelque temps dans l'obscurité, le vaisseau fut jeté
sur un rocher. Le choc fut terrible, et Godefroi sortit vite du bateau,
et tomba sur le rocher. Quand la tempête fut finie, le pauvre garçon
s'aperçut qu'il était sur une île. Son bateau avait été jeté dans une
petite anse (baie) entre deux grands rochers.
Il regarda de tous côtés, et ne vit rien que les rochers, et l'immensité
du ciel et de la mer. Après quelques minutes, cependant, il aperçut
l'Île Verte à l'horizon, mais elle était à une grande distance et ne
paraissait pas plus grande qu'une petite plante.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account