Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Godefroi courut à son bateau, en disant: "L'Île Verte est là, il faut
que je retourne à l'Île Verte!" Mais au bout de quelques minutes il vit
que c'était impossible. Le bateau était brisé (cassé). Il vit que les
rames étaient parties aussi. Alors Godefroi commença à pleurer. Mais il
n'y avait personne pour le consoler, personne pour l'aider, et Godefroi
essuya enfin ses larmes.
Il alla prendre du pain et des noix dans le bateau, mangea tristement
son souper, et quand la nuit arriva, il s'enveloppa dans le grand
manteau d'hiver de son père, se coucha sur le rocher, et s'endormit en
pleurant. Le lendemain matin il se réveilla. Le soleil était chaud, bien
chaud. "Oh!" dit Godefroi, "j'ai soif! J'ai bien soif; où y a-t-il de
l'eau?"
La mer était là, mais l'eau de mer est très désagréable. Elle est très
salée, et il est impossible de la boire. Le pauvre Godefroi regarda de
tous côtés. Enfin il se décida à quitter le rocher où la tempête l'avait
jeté, et à aller chercher une fontaine dans l'île. Il prit du pain et
des noix dans sa poche, il mit son chapeau sur la tête, il prit une des
petites haches et un bâton et partit.
Il marcha longtemps, longtemps, et découvrit que l'île était formée
d'une grande masse de rochers. Au centre de l'île il y avait deux pics
très élevés. Les rochers de l'île étaient chauffés par le soleil, et la
soif du pauvre Godefroi était toujours plus ardente. Il souffrait
beaucoup. Enfin il tomba à genoux en pleurant, et dit:
"Mon Dieu, faites-moi trouver de l'eau, ou je mourrai de soif!"
A cet instant il entendit un petit murmure, et en descendant dans un
petit ravin il trouva une source d'eau claire. Quelle joie pour
Godefroi! Il but avec plaisir, et alors il tomba à genoux, et remercia
Dieu qui lui avait montré cette source d'eau fraîche.
Alors Godefroi mangea son pain et ses noix, et quand il eut fini ce
dîner frugal, il gravit (grimpa) la plus haute des deux montagnes.
Du sommet de la montagne il vit la vaste mer, et près de l'horizon l'Île
Verte, qui paraissait si petite. Godefroi vit aussi beaucoup de
vaisseaux qui suivaient la ligne de l'horizon, mais qui ne
s'approchaient pas de son île, qui était vraiment dangereuse parce
qu'elle était entièrement composée de rochers.
Godefroi descendit de la montagne, il retourna au bateau, il mangea du
pain et des noix, il s'enveloppa dans son manteau, et passa une seconde
nuit sur l'île déserte, après avoir pensé à ses parents et après avoir
récité sa prière du soir.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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