Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline)
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Contes et légendes. 1re Partie
Guerber, H. A. (Hélène Adeline)
Fairy tales -- France; French language -- Readers; Legends -- France
Godefroi trouva une petite anse où il y avait du sable fin, et là il
trouva aussi des moules et des huîtres. Il mangea les moules et les
huîtres avec plaisir, et il trouva des perles dans les coquilles.
"Oh!" dit-il, "mon père m'a dit que les perles étaient précieuses. Je
vais trouver autant de perles que possible, et si j'arrive jamais chez
mon père, je lui donnerai ces perles, et il ne sera plus pauvre."
Godefroi trouva beaucoup de perles; et il trouva aussi des branches de
corail, de corail rouge. Il plaça les perles et le corail dans un petit
panier qu'il tressa lui-même.
Une année s'était passée depuis que Godefroi était arrivé dans l'île,
une année entière. Les habits du pauvre enfant étaient usés, entièrement
usés. Godefroi coupa le manteau de son père, et en fit une espèce de
robe, comme celle que portaient les moines qui passaient dans le
village.
Tout l'été Godefroi pêcha, et coupa du bois, car il voulait avoir une
grande provision de bois pour l'hiver, qui arrivait rapidement. Un jour
il dit, "Aujourd'hui j'irai de l'autre côté du ravin couper du bois."
Il partit, mais quand il arriva à midi dans son ravin, il leva les mains
d'horreur. Le ravin était en feu! Il avait laissé un peu de feu dans la
cuisine. Le vent avait attisé le feu. La provision de bois était toute
en flammes. Le toit de la cuisine était brûlé. Les lignes à pêche
étaient brûlées. La porte de la maison, sa table, le banc, tout, tout
était détruit!
Le pauvre Godefroi tomba à genoux, et dit: "Hélas! maintenant il faudra
bien mourir. Voici l'hiver, je n'ai plus rien que ma hache et ma robe.
Ma provision de bois que j'ai obtenu par mon travail, mes lignes, mes
pauvres lignes, tout est perdu!" Et il regarda tristement la fumée
noire, qui montait vers le ciel. Pauvre petit Godefroi, il était en
effet bien malheureux.
La veille, le père de Godefroi avait dit à sa famille: "Il faut que je
visite l'Île Verte. Ma provision d'osier est épuisée." Il partit donc
avec deux enfants, et il promit à sa femme qu'il ne permettrait pas aux
enfants d'entrer dans le bateau sans lui. La pauvre femme les laissa
partir à regret, car elle pensait toujours au pauvre petit Godefroi.
Le père et les enfants arrivèrent à l'Île Verte sans accident. Ils
coupèrent l'osier, et quand la provision fut finie, la petite fille dit
à son père:
"Papa, viens avec nous sur la montagne. J'aimerais tant gravir une
montagne!"
Le père consentit. Ils arrivèrent bientôt au sommet de la montagne, et
ils regardèrent leur maison, qui paraissait bien petite. Alors ils se
tournèrent et regardèrent la mer. Tout à coup la petite fille dit:
"Papa, regarde là-bas. Voilà quelque chose qui ressemble à de la fumée."
Le père regarda, et dit:
"C'est de la fumée. C'est probablement un vaisseau en feu!"
"Non," dit le petit garçon, "ce n'est pas un vaisseau, papa, je suis sûr
que c'est un volcan, comme j'ai vu dans ma géographie à l'école!"
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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