Je fus indigné, au 31 mai, de voir un officier qui disait:
il n’y a ni Marais, ni Montagne; qui distribuait de l’argent
au bataillon de Courbevoie; je ... témoin Panis, Legendre,
Robespierre, Pache, Robert-Lindet. Alors je montais (_sic_) à
la tribune, etc. ... que nous n’etions pas libres. Au Comité,
devant Pache, le 2 juin, j’ai improuvé la mesure maladroite de
Hauriot. Nous l’avions prévenu qu’en rentrant nous décréterions
les 32, mais que ce n’était pas assez pour la chose publique,
qu’il fallait purger la Convention, et a proposé 500,000 livres
pour l’armée de Paris que avait sauvé la patrie. Barère s’y
opposa. C’est Barère qui a proposé le décret d’accusation
contre Hauriot; c’est moi qui ai défendu Hauriot contre cela.
Qu’on entende les témoins, la Convention a été trompée.
—J’ai appelé l’insurrection en demandant cinquante
revolutionnaires comme moi. La Convention m’appuya, l’avais dit
trois mois avant, il n’y a plus de paix avec les Girondins,
ai-je la face Hypocrite?
Hanriot crut que j’etais opposé à l’insurrection et alors je
lui dis: vas toujours ton train, n’aie pas peur, nous voulons
constater que l’Assemblée est libre.
—Je n’ai jamais bu ni mangé avec Mirande, et je proposai à mes
collègues de l’arrêter, il s’y opposerent.
Je pris la main à Hanriot et lui dis: tiens bon.
_Hérault._ C’est moi qui ai découvert l’ordre signé au crayon
par Hauriot pour laisser passer la Convention, ainsi, etc.
_Philippeaux._ Arrivé de mon dépt j’ignorais les intrigues, je
fus trompé par Roland. Je me suis rétracté à temps.—Lorsque je
m’aperçus du piége tendu dans l’appel au peuple, je montai à la
tribune et j’abjurai et votai de suite comme la Montagne. J’ai
voté pour Marat (c’est faux, il n’a voté ni pour ni contre).
Le Comité ne répondant point à mes lettres, je suis venu
ici. Le Comité ne m’a point entendu. Alors, pour remplir mon
devoir, j’ai écrit à la Convention, et l’événement, sur Hébert,
a prouvé, etc. On a fait contre moi des adresses contre moi
(_sic_) etc. On a envoyé de chez moi trois commissaires pour
connaître les faits et Levasseur les a fait arrêter.
_Vesterman._ Lorsque Dumouriez etait en Belgique j’etais au
Hollande. Abandonné entre les ennemis, vivant de pillage, je
suis arrivé à Envers (_sic_) avec ma legion. Le regiment de
cavalrie fut attaqué. Je repoussai l’ennemi.
Accusé de venir deux et trois fois apporter les dépêches de
Dumourier à Gensonné.
L’armée manquait de souliers, je fus envoyé par Dumourier au
Conseil, et je les rapportai à l’armée.
Dumourier lui montra la lettre de roi de Prusse pour son
secretaire, qu’il avait renvoyé, je courus après lui et
l’arrêtai de mon pouvoir. Le second voyage pour porter le pli
des articles arrêté (_sic_) entre les généraux.
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