Comparative literature; Degeneration; Europe -- Intellectual life
The peculiarities of Baudelaire’s mind are revealed to us in the
collection of his poems, to which he has given a title betraying at
once his self-knowledge and his cynicism: _Les Fleurs du Mal_--‘The
Flowers of Evil.’ The collection is not complete. There lack some
pieces which only circulate in manuscript, because they are too
infamous to bear the full publicity of a marketable book. I will take
my quotations, however, from the printed verses only, which are quite
sufficient to characterize their author.
Baudelaire hates life and movement. In the piece entitled _Les Hiboux_,
he shows us his owls sitting in a row, motionless, under the black
yews, and continues:
‘Leur attitude au sage enseigne
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne
Le tumulte et le mouvement.
L’homme ivre d’une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place.’
Beauty says of herself, in the piece of that name:
‘Je hais le mouvement qui déplace les lignes;
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.’
He abhors the natural as much as he loves the artificial. Thus he
depicts his ideal world (_Rêve Parisien_):
‘De ce terrible paysage
Que jamais œil mortel ne vit,
Ce matin encore l’image,
Vague et lointaine, me ravit....
‘J’avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier....
‘Je savourais dans mon tableau
L’enivrante [!] monotonie
Du métal, du marbre et de l’eau.
‘Babel d’escaliers et d’arcades
C’était un palais infini,
Plein de bassins et de cascades
Tombant dans l’or mat ou bruni;
‘Et des cataractes pesantes,
Comme des rideaux de cristal,
Se suspendaient, éblouissantes,
A des murailles de métal.
‘Non d’arbres, mais de colonnades
Les étangs dormants s’entouraient,
Où de gigantesques naïades,
Comme des femmes, se miraient.
‘Des nappes d’eau s’épanchaient, bleues,
Entre des quais roses et verts,
Pendant des millions de lieues,
Vers les confins de l’univers;
‘C’étaient des pierres inouïes
Et des flots magiques; c’étaient
D’immenses glaces éblouies
Par tout ce qu’elles reflétaient.
‘Et tout, même la couleur noire,
Semblait fourbi, clair, irisé....
‘Nul astre d’ailleurs, nuls vestiges
De soleil, même au bas du ciel,
Pour illuminer ces prodiges,
Qui brillaient d’un feu personnel (!)
‘Et sur ces mouvantes merveilles
Planait (terrible nouveauté!
Tout pour l’œil, rien pour les oreilles!)
Un silence d’eternité.’
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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