Entretiens / Interviews / EntrevistasLebert, Marie
Science
Entretiens / Interviews / Entrevistas
Lebert, Marie
Internet; World Wide Web
c) Le marché littéraire producteur d'ennui
Et là, sur ce territoire vierge à conquérir, on se sent libre d'inventer autre
chose, on le doit puisqu'il n'y a pas vraiment de modèles ni références, et de
toutes les façons, on nous somme de nous justifier! Et revenons à nos petits
papiers: de quand datent les derniers débats littéraires: 1948, Qu'est-ce que la
littérature? 1956, L'ère du soupçon? Merci Sartre et Sarraute. Et après quoi,
fin 70, siècle XX? Ben, merci Deleuze et Lyotard. Depuis le rhizome, le
post-modernisme, et le féminisme appliqué à la littérature qu'il ne faut pas
oublier une fois de plus, rien sinon qu'aujourd'hui, de nombreux artistes ni
brimés ni frustrés mais lucides, ayant un certain sens de l'histoire des arts
littéraires, plastiques ou sonores, adoptent les nouveaux médias. Certains
diront que c'est par une séduction mode, une fascination pour les technologies,
allons bon. Personnellement, je dirais que c'est par ennui - ennui que le livre
papier ait perdu sa magie, ennui que l'art tourne en rond dans les musées et les
institutions, par exemple. Certes, ce désenchantement qui faisait très fin de
siècle est une dégénérescence de pays riches où le "spectacle" a atteint les
cimes du simulacre devant notre indifférence involontairement complice. Il faut
bien réagir au moment où le déluge numérique se répand: ainsi, pour certains,
connecter la littérature à la machine, c'est essayer de court-circuiter les
institutions culturelles et le marché.
d) L'écrit réconcilié avec l'écran
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account