France and England in North America, Part VII, Vol 2: A Half-Century of ConflictParkman, Francis
History
France and England in North America, Part VII, Vol 2: A Half-Century of Conflict
Parkman, Francis
Canada -- History -- To 1763 (New France); United States -- History -- Colonial period, ca. 1600-1775
“Je fis à cette occasion assembler le conseil de guerre, monsieur
Verrier, ingénieur en chef, ayant aussi été appelé, fit son rapport
que cette batterie avoit ses épaulements du costé de la terre démolis
dès l’année dernière, que les chemins couverts n’étoient pas
palissadés, et qu’il étoit hors d’état de résister à une attaque par
terre de trois à quatre mille homme avec 400 hommes qu’il y avoit
dedans pour la défense.
“Sur ce rapport le conseil de guerre décida unanimement qu’il
convenoit pour la sûreté de la ville, manquant de monde pour la
défendre, de l’abandonner après en avoir encloué les canons et enlevé
le plus de munitions de guerre et de bouche qu’on pourroit.
“Je ne dois pas oublier de vous informer que le même conseil de guerre 293
vouloit faire sauter cette batterie; mais que monsieur Verrier, s’y
étant opposé fortement, on la laissa subsister.
“J’envoyai l’ordre en conséquence à monsieur Thiery pour abandonner la
dite batterie, après qu’il auroit encloué les canons, et enlevé le
plus de munitions de guerre et de bouche qu’il pourroit; cet officier
travailla le soir à faire enclouer tous les canons; il fit transporter
partie des vivres et des munitions et se retira à la ville avec sa
troupe vers minuit.
“La dite batterie n’ayant pas été entièrement évacuée ce soir, je fis
partir le lendemain les Sieurs St. Etienne, lieutenant, et Souvigny,
enseigne, avec une vingtaine d’hommes pour parachever la dite
évacuation, ce qu’ils firent à l’exception de tous les boulets de
canon et bombes qui y sont restés, n’ayant pas pu les emporter.
“Ayant jugé nécessaire conjointement avec monsieur Bigot de faire
couler tous les bastiments qui étoient armés dans le port, pour
empêcher l’ennemy de s’en emparer, je commandai, le 12, le sieur
Verger, enseigne, avec 5 soldats et des matelots pour faire couler
ceux qui etoient vis-à-vis la ville, et le sieur Bellemont, enseigne,
avec la même opération au fond de la baye, et retirer l’huile de la
tour de la lanterne, ce qu’ils exécutèrent.
“Le 13, je fis sortir toutes les compagnies de milice avec des haches
et des engins pour démolir les maisons qui étoient à la porte Dauphine
jusqu’au Barruchois, et pour enlever le bois en ville pour le
chauffage de la garnison, n’en ayant pas, et pour faire brûler toutes
celles qu’on ne pourroit pas démolir, afin d’empêcher l’ennemy de s’y
loger.
“Je fis soutenir ces travailleurs par 80 soldats François et Suisses
commandé par monsieur Deganne, capitaine, et Rasser, officier Suisse.
“Comme ils finissaient et qu’ils étoient au moment de se retirer en 294
ville, il parut au Barruchois et dans les vallons des hauteurs
plusieurs pelotons de l’armée ennemie, il y eût même quelques coups de
fusils de tirés par ceux qui étoient les plus près; nous n’eûmes
personne de tué ni de blessé, et nos gens virent tomber deux hommes de
l’ennemy.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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