German Atrocities: An Official InvestigationMorgan, J. H. (John Hartman)
History
German Atrocities: An Official Investigation
Morgan, J. H. (John Hartman)
World War, 1914-1918 -- Atrocities
Le 10 septembre courant, en parcourant avec quelques gendarmes de mon
détachement, en exécution de l’Art. 109 du Service de la Gendarmerie
en campagne (31 juillet, 1911), un terrain sur lequel avait eu lieu
la veille, un engagement, j’ai fait, au lieu dit “Laroche,” commune de
Montreuil-aux-Lions (Seine-et-Marne) les constatations suivantes:
Un soldat d’infanterie anglaise avait été tué sur la lisière d’un
petit-bois bordant la route de Mery à Montreuil-aux-Lions.
Il avait été atteint par des balles de fusil, au cou et à la poitrine.
Il était tombé et était resté étendu sur le dos.
Son cadavre fut mutilé la face avait été complètement aplatie et
écraseé, très probablement par des coups donnés avec la crosse d’un
fusil ou même avec le talon de la chaussure.
Cet acte fut certainement commis par des soldats allemands du 48
regiment d’Infanterie, car six cadavres d’Allemands de ce même régiment
furent trouvés à 100 mètres au plus de cet endroit.
Une femme se trouvait sur la route tout près de là. Des qu’elle me vit
elle s’approcha de moi et encore sous le coup d’une vive indignation
elle me fit le récit suivant:
“Hier, 9 septembre, dans l’après-midi, pendant le combat un soldat
fut blessé. Il avait été atteint à une jambe. Malgré sa blessure, il
parvint à se traîner jusque chez moi, à la maison que vous voyez sur la
colline, au lieu dit Pisseloup.
“Il me parla, je ne le compris pas.
“Je lui fis un premier pansement dès qu’il en eût montré sa blessure et
le fis étendre sur mon lit.
“Quelques instants après plusieurs soldats allemands traversèrent la
route et vinrent également jusqu’à ma demeure.
“Dès qu’ils virent le soldat anglais qui était blessé, ils le
frappèrent, le jetèrent dehors de la maison, où ils le battirent encore
avec leurs fusils.
“Je ne sais ce qu’est devenu ce malheureux anglais, mais je pense qu’il
a dû être recueilli ou enterré, s’il est mort, par ses compatriotes
qui sont passés ici ce matin, out soigne des blessés et enterré
quelques-uns des leurs tirés dans le combat de hier.”
Enfin, j’ajoute le fait suivant:
A Vanfleurs, le 8 septembre près de Poccunente, j’ai encore vu sur la
colline au N.O. de Poccunente, et à 1 Kilo, environ, le cadavre d’un
Anglais dont le crâne avait été mutilé à un tel point que la matière
cervicale apparaissait en plusieurs points.
Ce soldat anglais était un simple éclaireur, tué d’un coup de fusil à
la lisière d’un bois.
Les Allemands s’étaient acharnés après lui, peut-être même après sa
mort.
Ces actes constituent peut-être une exception et sont l’œuvre de
brutes, mais ils sont tellement odieux que j’estime de mon devoir d’en
rendre compte à l’autorité militaire supérieure.
(Signed) C. N. PIGEANNE.
II
DOCUMENTS RELATIVE TO THE GERMAN OCCUPATION OF BAILLEUL[93]
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
VILLE DE BAILLEUL, COMMISSARIAT DE POLICE
(1)
_Procès-Verbal No. 2. Meurtre de trois civils non combattants par des
soldats allemands_
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