German Atrocities: An Official InvestigationMorgan, J. H. (John Hartman)
History
German Atrocities: An Official Investigation
Morgan, J. H. (John Hartman)
World War, 1914-1918 -- Atrocities
... Le 19 août, nous avançons et peu à peu on apprend à connaître les
horreurs de la guerre: du bétail crevé, des automobiles détruites,
villages et hameaux consumés; c’est tout d’abord un spectacle à faire
frissonner, mais ici on cesse être un homme, on devient flegmatique et
on n’a plus que l’idée de sa sécurité personnelle. Plus nous avançons,
plus le spectacle est désolé: partout des décombres, fumants et des
hommes fusillés et carbonisés. Et cela continue ainsi....
... Nous franchissons la frontière le 17 août; je me souviens, et je
vois sans cesse ce moment là: tout le village en flammes, portes et
fenêtres brisées, tout gît épars dans la rue; seule une maisonnette
subsiste et à la porte de cette maison une pauvre femme, les mains
hautes, avec six enfants implore pour qu’on l’épargne elle et ses
petits; il en va ainsi tous les jours.
Dans le village voisin la compagnie se fait remettre les armes
naturellement avec la plus grande prudence. A peine nous sommes-nous
mis en marche que des maisons on tire sur nos troupes; on fait
demi-tour et en quelques instants tout est en flammes; il n’y a pas de
place pour la pitié, il arrive fréquemment que cette sale engeance de
curés prenne part à la fusillade; _c’est pour moi une folle joie quand
on peut se venger de cette canaille de curés_;[95] ici naturellement
tout est foncièrement catholique. Quelle vie agréable la population
pourrait avoir ici si elle ne se laissait pas conduire sur une mauvaise
voie par cette hypocrite canaille de pretres; ... la population ne
serait pas inquiétée le moins du monde de la part des Allemands; mais
puisqu’il en est ainsi par ici, il n’y a pas de notre côté à garder le
moindre ménagement....
... Le 18, nous atteignons Tongres: ici aussi c’est un tableau de
destruction complète, c’est quelque chose d’unique en son genre pour
notre profession (c’est un verrier qui parle)....
... Le 25 août, nous prenons un cantonnement d’alerte à Grinde
(Sucrerie); ici aussi tout est brûlé et détruit. De Grinde nous
continuous notre route sur Louvain; ici c’est partout un tableau
d’horreur; des cadavres de nos gens de nos chevaux; des autos tout en
flammes, l’eau empoisonnée; à peine avons-nous atteint l’extrémité
de la ville que la fusillade reprend de plus belle; naturellement on
fait demi-tour et on nettoie; puis la ville est mitraillée par nous
complètement.
Chemin faisant passent devant nous des cortèges de prisonniers, homines
femmes et enfants poussant des cris....
... Le 1º septembre, nous sommes embarqués dans Bruxelles-Paris; sur
cette ligne le même tableau se renouvelle: villages consumés, fossées
énormes, etc....
... Aujourd’hui, 7 septembre, c’est le jour le plus pénible que jusqu’à
présent nous ayons vécu; l’endroit s’appelle Attichy; nous atteignons
cet endroit en faisant de longs détours, car on a fait sauter beaucoup
de ponts. A 5 h. du matin, on repart, et cela au pas accéléré parce que
beaucoup de cochonneries y ont été commises....
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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