History of the war in the Peninsula and in the south of France from the year 1807 to the year 1814, vol. 4Napier, William Francis Patrick
History
History of the war in the Peninsula and in the south of France from the year 1807 to the year 1814, vol. 4
Napier, William Francis Patrick
Peninsular War, 1807-1814
“Je lui dis de s’adresser sur ces deux points au ministre des
relations extérieures, il me répondit qu’un désagrément qu’on
éprouvait avec lui était l’obligation de lui donner à tout bout
de champ des notes écrites, qu’à Vittoria il l’avait compromis en
présentant à votre majesté ces notes comme officielles, que le
bon vieux duc (ce sont ses propres expressions) étourdissait dans
l’instant, qu’il n’entendait point, ou ne voulait point entendre
ce qu’on lui disait, et qu’il demandait qu’on lui donnat par écrit
ce qui n’était pas nécessaire d’écrire. Je lui répétais toujours
qu’il devait s’adresser au duc puisque c’était le seul canal par
lequel il devait diriger ses demandes, que je ne me mélais point de
ces affaires, et que je n’en entretiendrais votre majesté à moins
que votre majesté ne m’en parlat la première, mais comme simple
particulier je l’assurai de l’inviolabilité des promesses de votre
majesté et de ses idées liberales. L’ambassadeur ajouta que dans la
matinée du jour de St. Napoleon, et les jours suivants, le général
Belliard, Borelli, et leurs alentours avaient parlé fort mal des
expressions de votre majesté sur ses premiers devoirs, et qu’il ne
doutait pas qu’ils n’en eussent écrit à Paris; qu’il n’avait pas pu
se dispenser de transmettre à sa cour ces paroles; mais qu’il les
avait présentés comme une conséquence du premier discours tenu par
votre majesté et une nuance nécessaire pour adoucir le mauvais effêt
qu’avait produit ici l’article du Moniteur sur les mots de l’empereur
au duc de Berg. Je le lui avais présenté de cette manière en sortant
de l’appartement de votre majesté, et je lui montrai en même temps
un rapport venu de la Navarre dans lequel on dépeignait le facheux
étât de ce royaume en proie aux excès des bandes de brigands et
aux dilapidations des gouvernemens militaires. Si l’ambassadeur a
écrit dans ces termes comme il me l’a dit, autant par honneur que
par attachement à votre majesté, à son pays et au notre, il a bien
rempli ses devoirs. Quoiqu’il en soit, je me lui cru obligé de donner
connaissance à votre majesté de ces faits ainsi que de la surprise
que, selon l’ambassadeur, a causé à l’empereur et au ministère
Français le silence du duc de Santa Fé qui ne s’explique sur rien.
L’ambassadeur se plaint d’avoir été compromis par lui, car à sa
demande et en consequence des conversations fréquentes qu’il eut avec
lui pendant les trois jours qu’il passa à Madrid, il écrivit à sa
cour que le duc de Santa Fé était chargé de négocier sur la situation
de votre majesté et celle de notre pays, que l’ambassadeur lui-même
disait ne pouvoir pas durer. C’est à la lettre ce que c’est dit entre
l’ambassadeur et moi.” &c. &c.
_Ditto to ditto._
“_Madrid, le 13 Novembre, 1810._
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