History of the war in the Peninsula and in the south of France from the year 1807 to the year 1814, vol. 4Napier, William Francis Patrick
History
History of the war in the Peninsula and in the south of France from the year 1807 to the year 1814, vol. 4
Napier, William Francis Patrick
Peninsular War, 1807-1814
(Relating to Joseph’s abdication.)
_Vindication of the King._
_Le ministre secrétaire d’état à monsieur le duc de Santa Fé,
et en son absence à monsieur le marquis d’Almenara._
_Palais de Madrid, le 12 Septembre, 1810, Pars._
EXCELLENCE,—Le courrier de cabinet, Don Martin Estenoz, qui partit
de Paris le 22 Juillet, a remis les lettres écrites par V. E. le
même jour et les copies de celles que vous envoyâtes le 19 Juin par
le courrier Alvarez, qui furent interceptées. Le roi les a lues
avec la plus grande attention, et après s’être bien pénétré des
communications faites à V. E. au nom de l’empereur, par monsieur le
due de Cadore, et les observations particulières de ce ministre, S.
M. desirant détruire d’un seul trait, les craintes et la défiance
que des personnes, tout au moins mal instruites, se sont efforcées
d’inspirer, m’a ordonné d’entrer en explication sur tous les points
dont elles traitent. Mais je dois avant tout faire connaître à V. E.
que le roi s’est montré satisfait de la juste interprétation donnée
à ses idées, et à ses sentimens dans la réponse que V. E. a faite
au duc de Cadore, relativement à la protection dont S. M. I. désire
que le commerce Français jouisse dans les réglemens des douanes,
en offrant d’assurer une faveur réciproque dans ses états aux
productions d’Espagne. L’empereur ne peut ignorer les vues liberales
de son auguste frère, et si S. M. I. a été exactement informée sur ce
point, elle saura que, dès son avénement au trône, le roi a écarté
bien des obstacles opposés à l’industrie française qu’il s’agit de
favoriser encore par de nouvelles dispositions.
Il est bien douloureux pour le roi d’avoir à se justifier de
plusieurs imputations auxquelles on a dû croire puisqu’on les
a communiquées a V. E. L’une d’elles est que le roi a rendu à
leurs propriétaires, ou disposé à son gré, d’une partie des biens
confisqués par l’empereur. Cela supposerait de la part de S. M. un
oubli de la parole donnée a l’empereur de ne se mêler en aucune
manière de ces confiscations: mais c’est un infame imposture, et son
auteur mérite un chatiment exemplaire. Qu’on cite une propriété un
pouce de terrain confisqué par l’empereur, et dont on ait disposé:
on ne le pourra point si dans une pure question de fait on en
impose ainsi a l’empereur, que sera ce lorsqu’on ne parle que par
conjectures et présomption? Le roi porte à un si haut degré son
respect pour les décrets de confiscations de S. M. I. qu’ayant besoin
d’un des édifices qui y sont compris pour y placer des établissemens
publics, il n’a même pas voulu s’en servir provisoirement. S. M.
n’a-t-elle pas, en conséquence, le droit de réclamer, pour son
honneur, la punition de ses detracteurs? S. M. I. s’est expliquée sur
la direction donnée à la guerre et la manière dont elle a été faite.
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