History of the war in the Peninsula and in the south of France from the year 1807 to the year 1814, vol. 4Napier, William Francis Patrick
History
History of the war in the Peninsula and in the south of France from the year 1807 to the year 1814, vol. 4
Napier, William Francis Patrick
Peninsular War, 1807-1814
On a parlé du mauvais emploi des ressources de l’Espagne, et du
dénuement dans lequel ont été laissées les troupes françaises. Les
soldats ont eu en Espagne des vivres en abondance: les hôpitaux
français ont été les mieux pourvus, il a fallu pour cela exiger des
contributions extraordinaires et des emprunts forcés, et vaincre le
grand obstacle de l’interceptation des communications de province à
province, et souvent de ville à ville. L’Espagne se trouve divisé
en gouvernemens militaires de sorte que S. M. est à peine maître
de la capitale et de sa banlieue: n’est ce donc point par une
espèce de miracle qu’elle y fait subsister des troupes, et qu’elle
y soutient des hôpitaux. Les gouverneurs français imposent, il est
vrai, des contributions extraordinaires sur leurs provinces, mais
ils les vexent et les ruinent, et certes ce n’est pas là le moyen de
les maintenir dans l’obéissance, ni un exemple bien attrayant pour
les provinces soulevées: cette ressource est d’ailleurs précaire
et insuffisante comme le prouvera bientôt l’expérience. S. M. se
flatte de ce que les intentions de l’empereur en faveur de la nation
seraient mieux remplies et ses troupes mieux dirigées, si toutes
celles qui sont en Espagne étaient sous ses ordres, et si les
propositions qu’il a faites à son auguste frère étaient acceptées.
Le duc de Cadore a évalue à plusieurs millions les confiscations
de marchandises anglaises, et l’enlévement de l’argenterie des
églises et des couvents qu’on aurait dû faire en Andalousie. Les
confiscations eurent lieu par ordre des généraux français à leur
entrée dans chaque ville, et si leur valeur fut exagerée, dans le
principe, pour donner plus d’éclat aux entreprises militaires, on
reconnut dès qu’on en vint à l’examen l’erreur dans laquelle on
était tombé; et dans le fait comment ne pas apperçevoir qu’après la
bataille d’Ocaña l’invasion d’Andalousie devant être prévue, chacun
avait grand soin de faire refluer les marchandises confiscables
sur les points les plus capables de resistance, afin de les mettre
hors de la portée du vainqueur. L’argenterie d’église a beaucoup
d’apparence et fort peu de valeur. On a pris dans les couvents, où il
en restait très peu, ainsi que dans les églises toute celle qui n’a
pas été jugée nécessaire pour la decence du culte, et comme le roi ne
voulait ni ravager ni détruire, mais bien pacifier et conserver, il a
dû régler sa conduite sur ce principe.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account