Introduction to the Literature of Europe in the Fifteenth, Sixteenth, and Seventeenth Centuries, Vol. 2Hallam, Henry
History
Introduction to the Literature of Europe in the Fifteenth, Sixteenth, and Seventeenth Centuries, Vol. 2
Hallam, Henry
Literature, Modern -- History and criticism
[247] It is a common opinion that Descartes denied all life and
sensibility to brutes. But this seems not so clear. Il faut
remarquer, he says in a letter to More, where he has been arguing
against the existence in brutes of any thinking principle, que je
parle de la pensée, non de la vie, ou du sentiment; car je n’ôte
la vie à aucun animal, ne la faisant consister que dans la seule
chaleur du cœur. Je ne leur refuse pas même le sentiment autant
qu’il dépend des organes du corps, vol. x., p. 208. In a longer
passage, if he does not express himself very clearly, he admits
passions in brutes, and it seems impossible that he could have
ascribed passions to what has no sensation. Much of what he here
says is very good. Bien que Montaigne et Charron aient dit, qu’il
y a plus de différence d’homme à homme que d’homme à bête, il
n’est toutefois jamais trouvé aucune bête si parfaite, qu’elle
ait usé de quelque signe pour faire entendre à d’autres animaux
quelque chose que n’eût point de rapport à ses passions; et il
n’y a point d’homme si imparfait qu’il n’en use; en sorte que
ceux qui sont sourds et muets inventent des signes particuliers
par lesquels ils expriment leur pensées; ce qui me semble un très
fort argument pour prouver que ce qui fait que les bêtes ne
parlent point comme nous, est qu’elles n’ont aucune pensée, et
non point que les organes leur manquent. Et on ne peut dire
qu’elles parlent entre elles, mais que nous ne les entendons pas;
car _comme les chiens et quelques autres animaux nous expriment
leurs passions_, ils nous exprimeroient aussi bien leurs pensées
s’ils en avoient. Je sais bien que les bêtes font beaucoup de
choses mieux que nous, mais je ne m’en étonne pas; car cela même
sert à prouver qu’elles agissent naturellement, et par ressorts,
ainsi qu’un horloge; laquelle montre bien mieux l’heure qu’il
est, que notre jugement nous l’enseigne.... On peut seulement
dire que, bien que les bêtes ne fassent aucune action qui nous
assure qu’elles pensent, toutefois, à cause que les organes de
leurs corps ne sont pas fort differens des nôtres, on peut
conjecturer qu’il y a quelque pensée jointe à ces organes, ainsi
que nous experimentons en nous, bien que la leur soit beaucoup
moins parfaite; à quoi je n’ai rien à répondre, si non que si
elles pensoient aussi que nous, elles auroient une ame immortelle
aussi bien que nous; ce qui n’est pas vraisemblable, à cause
qu’il n’y a point de raison pour le croire de quelques animaux,
sans le croire de tous, et qu’il y en a plusieurs trop imparfaits
pour pouvoir croire cela d’eux, comme sont les huitres, les
éponges, &c. Vol. ix., p. 425. I do not see the meaning of une
ame immortelle in the last sentence; if the words had been une
ame immatérielle, it would be to the purpose.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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