Lives of the most eminent literary and scientific men of France, Vol. 1 (of 2)Shelley, Mary Wollstonecraft
Science
Lives of the most eminent literary and scientific men of France, Vol. 1 (of 2)
Shelley, Mary Wollstonecraft
Authors, French -- Biography
[Footnote 63: Il faut que je vous conte ce que j'ai fait. Imaginez vous
que des dames m'ont proposé d'aller dans une maison qui regarde droit
dans l'arsenal pour voir revenir notre pauvre ami. J'étais masquée; je
l'ai vu venir d'assez loin. M. d'Artagnan étoit auprès de lui;
cinquante mousquetaires à trente à quarante pas dernière. Il
parroissoit assez rêveur. Pour moi, quand je l'ai apperçu, les jambes
m'ont tremblé, et le cœur m'a battu si fort, que je ne pouvois plus.
En s'approchant de nous pour entrer dans son trou M. d'Artagnan l'a
pousse, et lui a fait remarquer que nous étions là. Il nous a donc
saluées, et pris cette mine riante que vous lui connoissez. Je ne croie
pas qu'il m'a reconnue, mais je vous avoue que j'ai été étrangement
saisie quand je l'ai vu entrer dans cette petite porte. Si vous saviez
combien on est malheureux quand on a le cœur fait comme je l'ai, je
suis assurée que vous auriez pitié de moi; mais je pense que vous n'en
etes pas quitte à meilleur marché de la manière dont je vous
connois. J'ai été voir votre chère voisine, je vous plains autant de
ne l'avoir plus, que nous nous trouvons heureux de l'avoir. Nous avons
bien parlé de notre cher ami: elle a vu Sapho (mademoiselle de Scuderi)
qui lui a redonné du courage. Pour moi, j'irai demain le reprendre chez
elle car de temps en temps, je sens que j'ai besoin de réconfort: ce
n'est pas que, l'on ne dise mille choses qui doivent donner de
l'espérance; mais mon dieu, j'ai l'imagination si vive, que tout ce qui
est incertain me fait mourir."--_Lettre à M. de Pomponne_, 27
_Novembre_, 1664.]
[Footnote 64: On the 3d April, 1680, Madame de Sévigné writes to her
daughter, "My dear child, M. Fouquet is dead. I am grieved. Mademoiselle
de Scuderi is deeply afflicted. Thus ends a life which it cost so much to
preserve." Gourville, in his memoirs, speaks of his being liberated from
prison as a certain thing: "M. Fouquet, being some time after set at
liberty, heard how I had acted towards his wife, to whom I had lent more
than a hundred thousand livres, for her subsistence, for the suit, and
even to gain over some of the judges. After having written to thank me,"
&c. This seems to set the matter at rest. Voltaire says, in the "Siècle
de Louis XIV.," that the countess de Vaux (Fouquet's daughter-in-law)
confirmed the fact of his liberation: a portion of his family, however,
believed differently in after times. His return, if set free, was
secret, and did not take place long before his death.]
[Footnote 65: Voltaire, Siècle de Louis XIV. chap. XXV.]
[Footnote 66: In the verses made on this occasion the poet alludes also
to the beauty of her mother:--
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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