Parodies of the works of English & American authors, vol. III
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Parodies of the works of English & American authors, vol. III
Parodies
En matiére de rébus
Il n’avoit pas son semblable:
S’il eût fait des impromtus,
_Il en eût été capable_.
Il savoit un triolet
Bien mieux que sa patenôtre:
Quand il chantoit un couplet,
_Il n’en chantoit pas un autre_.
Il expliqua doctement
La Physique et la Morale.
Et soutint qu’une jument
_Etoit toujours une cavale_.
Par un discours sérieux
Il prouva que la berluë,
Et les autres maux des yeux
_Sont contraires à la vûe_.
Chacun alors applaudit
A sa science inouïe,
Tout homme qui l’entendit,
_N’avoit das perdu l’ouïe_.
Il prétendit en un mois
Lire toute l’Ecriture,
Et l’auroit lue une fois,
_S’il en eût fait la lecture_.
Par son esprit, et son air
Il s’aquit le don de plaire:
Le Roi l’eut fait Duc et Pair
_S’il avoit voulu le faire_.
Mieux que tout autre il savoit
A la Cour jouer son role,
Et jamais lorsqu’il buvoit
_Ne disoit une parole_.
Il choisissoit prudemment
De deux choses la meilleure,
Et répétoit fréquemment,
_Ce qu’il disoit à toute heure_.
Il fut à la verité
Un danseur assez vulgaire;
Mais il n’eut pas mal chanté
_S’il avoit voulu se taire_.
Il eut la goute à Paris
Long tems cloué sur sa couche
En y jettant les hauts cris,
_Il ouvroit bien fort la bouche_.
Lorsqu’en sa maison des champs
Il vivoit libre et tranquille,
On auroit perdu son temps
_De le chercher à la ville_.
On raconte, que jamais
Il ne pouvoit se résoudre
A charger ses pistolets
_Quand il n’avoit pas de poudre_.
Un jour il fut assiné
Devant son Juge ordinaire.
S’il eût été condamné
_Il eut perdu son affaire_.
On ne le vit jamais las,
Ni sujet à la paresse,
Tandis qu’il ne dormoit pas,
_On tient qu’il veillait sans cesse_.
Il voyageoit volontiers,
Courant partout le Royaume
Quand il étoit à Poitiers
_Il n’étoit pas à Vendôme_.
Il se plaisoit en bateau,
Et soit en paix, soit en guerre,
Il alloit toujours par eau
_A moins qu’il n’alla par terre_.
Une fois s’étant fourré
Dans un profond marécage,
Il y seroit demeuré,
_S’il n’eut pu trouver passage_.
Il fuioit asses l’excês,
Mais dans les cas d’importance,
Quand il se mettoit en frais,
_Il se mettoit en dépense_.
Dans un superbe tournoi
Pret a fournir sa carrière,
Il parut devant le Roi,
_Il n’etoit donc pas derrière_.
Monté sur un cheval noir,
Les Dames le reconnurent,
Et c’est la qu’il se fit voir,
_A tout ceux qui l’apperçurent_.
Mais bien qu’il fût vigoureux,
Bien qu’il fit le Diable à quatre
Il ne renversa que ceux
_Qu’il eut l’addresse d’abattre_.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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