Parodies of the works of English & American authors, vol. III
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Parodies of the works of English & American authors, vol. III
Parodies
Messieurs, vous plait-il d’ouir
L’air du fameux la Galisse,
Il pourra vous rejouir,
_Pourvû qu’il vous divertisse_.
La Gallisse eut peu de bien,
Pour soutenir sa naissance;
Mais il ne manqua de rien,
_Dès qu’il fut dans l’abondance_.
Bien instruit dès le berçeau,
Jamais, tant il fut honnête,
Il ne mettoit son chapeau
_Qu’il ne se couvrit la tête_.
Il étoit affable et doux,
De l’humeur de feu son père,
Et n’entroit guère en courroux,
_Si ce n’est dans la colere_.
Il buvoit tous les matins
Un doight tiré de la tonne,
Et mangeant chez les voisins,
_Il s’y trouvoit en personne_.
Il vouloit dans ses repas
Des mets exquis et fort tendres,
Et faisoit son Mardi gras,
_Toujours la veille des Cendres_.
Ses valets étoient soigneux
De le servir d’andouillettes,
Et n’oublioient pas les œufs
_Surtout dans les omelettes_.
De l’inventeur du raisin
Il révéroit la mémoire,
Et pour bien gouter le vin,
_Jugeoit qu’il en falloit boire_.
Il disoit que le nouveau
Avoit pour lui plus d’amorce,
Et moins il y mettoit d’eau
_Plus il y trouvoit de force_.
Il consultoit rarement
Hippocrate et sa doctrine,
Et se purgeoit seulement,
_Quand il prenoit médecine_.
Au piquet par tout payis,
Il jouoit suivant sa pante,
Et comptoit quatre vingt dix,
_Lorsqu’il marquoit un nonante_.
Il savoit les autres jeux
Qu’on joue à l’Académie,
Et n’etoit pas malheureux
_Tant qu’il gagnoit la partie_.
On s’étonne sans raison
D’une chose très commune;
C’est qu’il vendit sa maison,
_Il faloit qu’il en eut une_.
Il aimoit à prendre l’air,
Quand la saison étoit bonne,
Et n’attendoit pas l’hyver,
_Pour vendanger en automne_.
Il épousa, ce dit on,
Une vertueuse Dame;
S’il avoit vêcu garçon,
_Il n’auroit point eu de femme_.
Il en fut toujours cheri,
Elle n’étoit point jalouse;
Si tot qu’il fut son mari,
_Elle devint son épouse_.
Il passa près de huit ans
Avec elle, fort à l’aise,
En eut jusqu’à huit enfans,
_C’étoit la moitié de seize_.
On dit que dans ses amours,
Il fut caressé des belles,
Que le suivirent toujours,
_Tant qu’il marcha devant elles_.
D’un air galant et badin,
Il courtisoit sa Caliste,
Sans jamais être chagrin
_Qu’au moment qu’il etoit triste_.
Il brilloit comme un Soleil,
Sa Chevelure étoit blonde:
Il n’eut pas eu son pareil,
_S’il eût été seul au monde_.
Il eût des talens divers,
Meme on assure une chose,
Quand il écrivoit en vers,
_Qu’il n’écrivoit pas en prose_.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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