Plato and the Other Companions of Sokrates, 3rd ed. Volume 3Grote, George
Philosophy
Plato and the Other Companions of Sokrates, 3rd ed. Volume 3
Grote, George
Philosophy, Ancient; Plato; Socrates, 470 BC-399 BC
"De même que toutes nos propositions peuvent être ramenées à la
forme de propositions énonciatives, parce qu'au fond elles
expriment toutes un jugement; de même, toutes nos propositions
énonciatives peuvent ensuite être toujours réduites à n'être
qu'une de celles-ci: 'je pense, je sens, ou je perçois, que telle
chose est de telle manière, ou que tel être produit tel
effet'--_propositions dont nous sommes nous-mêmes le sujet, parce
qu'au fond nous sommes toujours le subjet de tous nos jugemens_,
puisqu'ils n'expriment jamais qu'une impression que nous
éprouvons." (Idéologie: Supplément à la première Section, vol. iv.
p. 165, ed. 1825 duodec.)
"On peut même dire que comme nous ne sentons, ne savons, et ne
connaissons, rien que par rapport à nous, l'idée, sujet de la
proposition, est toujours en définitif notre moi; car quand je dis
_cet arbre est vert_, je dis réellement _je sens, je sais, je
vois, que cet arbre est vert_. Mais _précisément parce que ce
préambule se trouve toujours et nécessairement compris dans toutes
nos propositions, nous le supprimons quand nous voulons_; et toute
idée peut être le sujet de la proposition." (Principes Logiques,
vol. iv. ch. viii. p. 231.)]
[Footnote 63: Sokrates himself states as much as this in the
course of his reply to the doctrine of Protagoras, Theætêt. 171
D.: [Greek: a)ll' ê(mi=n a)na/gkê, oi)=mai, chrê=sthai ê(mi=n
au)toi=s . . . kai\ ta\ dokou=nta a)ei/, tau=ta le/gein.]
The necessity ([Greek: a)na/gkê]) to which Sokrates here adverts,
is well expressed by M. Degérando. "En jugeant ce que pensent les
autres hommes, en comprenant ce qu'ils éprouvent, nous ne sortons
point en effet de nous-mêmes, comme on seroit tenté de le croire.
C'est dans nos propres idées que nous voyons leurs idées, leurs
manières d'être, leur existence même. Le monde entier ne nous est
connu que dans une sorte de chambre obscure: et lorsqu'au sortir
d'une société nombreuse nous croyons avoir lu dans les esprits et
dans les coeurs, avoir observé des caractères, et senti (si je
puis dire ainsi) la vie d'un grand nombre d'hommes--nous ne
faisons en effet que sortir d'une grande galerie dont notre
imagination a fait tous les frais; dont elle a créé tous les
personnages, et dessiné, avec plus ou moins de vérité, tous les
tableaux." (Degérando, Des Signes et de l'Art de Penser, vol. i.
ch. v. p. 132.)]
[Side-note: Argument--That the Protagorean doctrine equalises all
men and animals. How far true. Not true in the sense requisite to
sustain Plato's objection.]
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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