Poine: a study in ancient Greek blood-vengeanceTreston, Hubert Joseph
History
Poine: a study in ancient Greek blood-vengeance
Treston, Hubert Joseph
Criminal law (Greek law); Greece -- Civilization; Greek drama (Tragedy) -- History and criticism; Homicide (Greek law); Vendetta
Glotz,[8] in a passage which we have already quoted, refuses to see in
the subjugation of blood-lust which is involved in the acceptance of
wergeld, any suggestion of the interference of ‘social justice,’ whether
to impose or advise a settlement, or to fix the amount of compensation.
He holds, moreover, that in no case is exile authorised: that it is
always a flight from the natural penalty, which is death. ‘L’exil,’ he
says, ‘dans ces conditions, n’est pour le meurtrier ni une peine ni un
droit, mais une mesure de prudence ... on ne peut obtenir l’autorisation
de s’en aller tranquillement ni de revenir jamais.’[9] It is only, he
implies,[10] when the idea of pollution abolished the arbitrary nature
of State jurisdiction that the offended party was forced by public
opinion to accept the customary wergeld. It is only then that a person
wrongly accused could appeal to judges who must hear the case. Thus
he says: ‘C’est un fait assez fréquent dans l’histoire qu’à l’origine
de la législation sociale il y ait une révolution religieuse ... mais
la révolution qui en résulta fut diffuse. Elle ne fut personifiée que
par un dieu. Vers les temps où la Grèce commence à se purifier et à
demander au ciel un supplément de justice pour la terre, elle voit sur
son horizon rayonner d’une lumière inconnue le sévère et doux guérisseur
du mal et de la souillure, Apollon.... Il exige que tout crime soit expié
et s’en prend au peuple qui manque à ce devoir.... L’expiation, il la
fait consister, chaque fois qu’il peut, à élever un sanctuaire: par là
il donne aux dieux leur part de la ποινή et aux juges la première idée
de l’amende, en même temps qu’il multiplie les lieux d’asile et fait
servir l’homicide même à sauver des vies humaines.... Tandis que le
droit religieux absorbait la plus grande partie de la θέμις familiale
pour la transmettre à la δίκη sociale, la juridiction de l’Etat perdait
son caractère d’arbitrage.... Sous la pression de l’opinion publique
... l’offense fut tenu de plus en plus strictement d’accepter une
transaction aux conditions modérées de la coutume ... l’offenseur qui
trouvait exorbitantes les exigences de l’offensée put rejeter une αἴδεσις
trop onéreuse: l’innocent qui ne croyait devoir aucun dédommagement
put refuser le paiement d’une ποινή injuste, sans craindre la mort ou
l’exil.... Le recours en justice, de facultatif qu’il était, devint
obligatoire par sa fréquence même. A ce moment, le tribunal des gérontes,
sentant son pouvoir plus ferme, franchit par un empiètement fatal et
naturel les limites étroites où sa compétence était primitivement
circonscrite.... La juridiction criminelle est créée.’
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account