Un gentil Troubadour
Qui chante et fait la guerre,
Revenait chez son pere,
Revant a son amour.
Gages de sa valeur,
Suspendus a son echarpe,
Son epee, et sa harpe,
Se croisaient sur son coeur.
Il rencontre en chemin
Pelerine jolie,
Qui voyage, et qui prie,
Un rosaire a la main.
Colerette, a long plis,
Cachait sa fine taille,
Un grand chapeau de paille,
Ombrait son teint de lys.
"O gentil Troubadour,
Si tu reviens fidele,
Chante un couplet pour celle
Qui benit ton retour."
"Pardonne a mon refus
Pelerine jolie!
Sans avoir vu ma mie,
Je ne chanterai plus."
"Et ne la vois-tu pas?
O Troubadour fidele!
Regarde moi--c'est elle!
Ouvre lui donc tes bras!
"Craignant pour notre amour,
J'allais en pelerine,
A la Vierge divine
Prier pour ton retour!"
Pres des tendres amans
S'eleve une chapelle,
L'Ermite qu'on appelle,
Benit leurs doux sermens
Venez en ce saint lieu,
Amans du voisinage,
Faire un pelerinage
A la Mere de Dieu!
The other ballad, though equally an illustration of the days of
chivalry, was written in a spirit of caustic contempt for the fair sex,
which suggests the bitterness of the bard's personal experience:--
LE CHEVALIER ERRANT.
Dans un vieux chateau de l'Andalousie,
Au temps ou l'amour se montrait constant,
Ou Beaute, Valeur, et Galanterie
Guidait aux combats un fidele amant,
Un beau chevalier un soir se presente,
Visiere baissee, et la lance en main;
Il vient demander si sa douce amante
N'est pas (par hasard) chez le chatelain.
"Noble chevalier! quelle est votre amie?"
Demande a son tour le vieux chatelain.
"Ah! de fleurs d'amour c'est la plus jolie
Elle a teint de rose, et peau de satin,
Elle a de beaux yeux, dont le doux langage
Porte en votre coeur vif enchantment,
Elle a tout enfin--elle est belle,--et sage!"
"Pauvre chevalier! chercherez longtemps!
"Guidez de mes pas l'ardeur incertain,
Ou dois-je chercher ce que j'ai perdu?"
"Mon fils, votre soit, helas! s'en fait peine,
Ce que vous cherchez ne se trouve plus."
"Poursuivez, pourtant, votre long voyage,
Et si vouz trouvez un pareil tresor--
Ne le perdez plus! Adieu, bon voyage!"
L'amant repartit--mais, il cherche encore.
The air of the first of these songs was a very simple and charming
little melody, which my sister, having learnt it from me, adapted to
some English words. The other was an extremely favorite _vaudeville_
air, repeated constantly in the half-singing dialogue of some of those
popular pieces.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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