Sappho and her influenceRobinson, David M. (David Moore)
History
Sappho and her influence
Robinson, David M. (David Moore)
Sappho -- Influence
Sappho’s name was in vogue at this time wherever love was the subject of
conversation or of writing. In 1683 Bernard le Bovier de Fontenelle in
his _Dialogues des morts_,[171] a title taken from Lucian, has _Sapho_
and _Laure_ discuss which sex should be the aggressor in love-making.
Fontenelle displays no knowledge of Sappho herself, but has chosen her
name, like so many writers even down to the time of Alphonse Daudet, to
lend importance to a story which has already been conceived and for which
an attractive title must be found. We can only quote the latter part of
the dialogue:
LAURE. Quoi! auriez-vous voulu qu’on eût établi que les femmes
attaqueraient les hommes?
SAPHO. Eh! quel besoin y a-t-il que les uns attaquent, et que
les autres se défendent? Qu’on s’aime de part et d’autre autant
que le coeur en dira.
LAURE. Oh! les choses iraient trop vite, et l’amour est un
commerce si agréable, qu’on a bien fait de lui donner le plus
de durée que l’on a pu. Que serait-ce, si l’on était reçu
des que l’on s’offrirait? Que deviendraient tous ces soins
qu’on prend pour plaire, toutes ces inquiétudes que l’on
sent, quand on se reproche de n’avoir pas assez plu, tous ces
empressemens avec lesquels on cherche un moment heureux, enfin
tout cet agréable mélange de plaisirs et de peine qu’on appelle
amour? Rien ne serait plus insipide, si l’on ne faisait que
s’entr’aimer.
SAPHO. Hé bien, s’il faut que l’amour soit une espèce de
combat, j’aimerais mieux qu’on eût obligé les hommes à se tenir
sur la défensive. Aussi-bien, ne m’avez-vous pas dit que les
femmes avaient plus de penchant qu’eux à la tendresse? A ce
compte, elles attaqueraient mieux.
LAURE. Oui, mais ils se défendraient trop bien. Quand on veut
qu’un sexe résiste, on veut qu’il résiste autant qu’il faut
pour faire mieux goûter la victoire à celui qui attaque, mais
non pas assez pour la remporter. Il doit n’être ni si faible,
qu’il se rende d’abord, ni si fort, qu’il ne se rende jamais.
C’est là notre caractère, et ce ne serait peut-être pas celui
des hommes. Croyez-moi, après qu’on a bien raisonné ou sur
l’amour, ou sur telle autre matière qu’on voudra, on trouve au
bout du compte que les choses sont bien comme elles sont, et
que la réforme qu’on prétendrait y apporter gâterait tout.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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