Science and Culture, and Other EssaysHuxley, Thomas Henry
Philosophy
Science and Culture, and Other Essays
Huxley, Thomas Henry
Science
“Et tant s’en faut que je veuille que l’on croie toutes
les choses que j’écrirai, que même je pretends en
proposer ici quelques unes que je crois absolument être
fausses; à savoir, je ne doute point que le monde n’ait
été créé au commencement avec autant de perfection qu’il
en a; en sorte que le soleil, la terre, la lune, et
les étoiles ont été dès lors; et que la terre n’a pas
eu seulement en soi les semences des plantes, mais que
les plantes même en ont couvert une partie; et qu’Adam
et Eve n’ont pas été créés enfans mais en âge d’hommes
parfaits. La religion chrétienne veut que nous le croyons
ainsi, et la raison naturelle nous persuade entièrement
cette vérité; car si nous considérons la toute puissance
de Dieu, nous devons juger que tout ce qu’il a fait a
eu dès le commencement toute la perfection qu’il devoit
avoir. Mais néanmoins, comme on connôitroit beaucoup
mieux quelle a été la nature d’Adam et celle des arbres
de Paradis si on avoit examiné comment les enfants se
forment peu à peu dans le ventre de leurs mères et
comment les plantes sortent de leurs semences, que si on
avoit seulement considéré quels ils ont été quand Dieu
les a créés: tout de même, nous ferons mieux entendre
quelle est généralement la nature de toutes les choses
qui sont au monde si nous pouvons imaginer quelques
principes qui soient fort intelligibles et fort simples,
desquels nous puissions voir clairement que les astres et
la terre et enfin tout ce monde visible auroit pu être
produit ainsi que de quelques semences (bien que nous
sachions qu’il n’a pas été produit en cette façon) que si
nous la decrivions seulement comme il est, ou bien comme
nous croyons qu’il a été créé. Et parceque je pense avoir
trouvé des principes qui sont tels, je tacherai ici de
les expliquer.”[81]
If we read between the lines of this singular exhibition of force of
one kind and weakness of another, it is clear that Descartes believed
that he had divined the mode in which the physical universe had been
evolved; and the “Traité de l’homme,” and the essay “Sur les Passions”
afford abundant additional evidence that he sought for, and thought
he had found, an explanation of the phenomena of physical life by
deduction from purely physical laws.
Spinoza abounds in the same sense, and is as usual perfectly candid—
“Naturæ leges et regulæ, secundum quas omnia fiunt et
ex unis formis in alias mutantur, sunt ubique et semper
eadem.”[82]
Leibnitz’s doctrine of continuity necessarily led him in the same
direction; and, of the infinite multitude of monads with which he
peopled the world, each is supposed to be the focus of an endless
process of evolution and involution. In the “Protogæa,” xxvi., Leibnitz
distinctly suggests the mutability of species—
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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