Selections from Saint-SimonSaint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
History
Selections from Saint-Simon
Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
France -- History -- Louis XIV, 1643-1715
Le Roi se tut, et chacun sourit; et il étoit vrai que ce morceau
d’architecture, qui n’étoit rien moins qu’une fontaine et qui la
vouloit être, étoit fort déplacé dans un jardin. Un mois avant sa mort,
le Roi, qui aimoit à le voir et à le faire causer[196], le mena dans
ses jardins, et à cause de son grand âge, le fit mettre dans une chaise
que des porteurs rouloient à côté de la sienne, et le Nostre disoit
là: “Ah! mon pauvre père, si tu vivois et que tu pusses voir un pauvre
jardinier comme moi, ton fils, se promener en chaise à côté du plus
grand roi du monde, rien ne manqueroit à ma joie.” Il étoit intendant
des bâtiments, et logeoit aux Tuileries, dont il avoit soin du jardin,
qui est de lui, et du palais. Tout ce qu’il a fait est encore fort
au-dessus de tout ce qui a été fait depuis, quelque soin qu’on ait pris
de l’imiter et de travailler d’après lui le plus qu’il a été possible.
Il disoit des parterres qu’ils n’étoient que pour les nourrices, qui,
ne pouvant quitter leurs enfants, s’y promenoient des yeux et les
admiraient du second étage. Il y excelloit néanmoins, comme dans toutes
les parties des jardins; mais il n’en faisoit aucune estime, et il
avoit raison, car c’est où on ne se promène jamais[197].
[196] “No man talks with more freedom to him [Louis XIV],” says Lister.
[197] Ed. Chéruel, II. 344-345; ed. Boislisle, VII. 190-194.
4. VENDÔME
LOUIS-JOSEPH, Duc de VENDÔME (1654-1712), was the grandson
of César, Duc de Vendôme, the son of Henri IV and Gabrielle
d’Estrées. Having distinguished himself at Steinkirk and in
Piedmont, he was given the command of the army of Catalonia
(1695) and the capture of Barcelona by his troops was an
important factor in bringing about the peace of Ryswick (1697).
In the war of the Spanish Succession he was less successful,
but on being sent as general to Spain in 1710 he restored
the fallen fortunes of Philip V. Saint-Simon is blinded by
prejudice to his very real military talent. His soldiers adored
him. See Voltaire, _Le siècle de Louis XIV_, pp. 209-210, and
Boislisle, XIII. 564-567.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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