Sketch of the History of the Knights Templars: Second EditionBurnes, James
History
Sketch of the History of the Knights Templars: Second Edition
Burnes, James
Templars -- History
DISCOURS PRONONCÉ SUR LA TOMBE DE SIR WILLIAM SIDNEY SMITH, AMIRAL DE
LA FLOTTE ROUGE D'ANGLETERRE, Lors de ses obsèques, dans le cimetière
de l'Est, à Paris, le 29 Mai 1840, PAR M. CAILLE, Avocat à la Cour
Royale de Paris.
MESSIEURS,
Invité depuis quelques instans seulement, par la famille de l'Amiral
William Sidney Smith, á exprimer de justes regrets sur sa tombe, je
ne puis apporter qu'un bien faible tribut d'admiration à sa mémoire,
surtout après l'éloge que vient de prononcer au nom de l'Ordre du
Temple, dont cet illustre Anglais était le régent, l'un des dignitaires
de cet ordre, et lorsqu'une notice historique de sa vie vous a été
présentée par l'un des litterateurs les plus distingués de la France.
L'histoire transmettra à la postérité les exploits du célèbre marin,
de l'habile négociateur, du généreux philanthrope, dont nous déplorons
la perte. C'est exclusivement sous le rapport moral et philosophique
que j'essaierai de vous retracer quelques épisodes de sa carrière
entièrement consacrée au bonheur de ses semblables, et l'influence
politique qu'il exerça sur les états, avec lesquels il fut mis en
rapport par son gouvernement.
Sidney-Smith, comme vous le savez, comptait déjà dix-huit années de
services militaires distingués, lorsque, à l'âge de trente-quatre ans,
il fut chargé par le ministère Anglais, en qualité de commodore, de
la station maritime de l'Archipel du Levant, en 1798; c'est-à-dire
à l'époque de la conquête de l'Egypte, par l'armée de la république
Française, sous les ordres du général Bonaparte.
Je ne vous peindrai pas sa lutte héroïque avec le géant du siècle, à
Saint-Jean-d'Acre, dont il fit lever le siège après soixante jours
de tranchée: je me hâte de vous signaler un service qui devait être
incalculable dans ses conséquences politiques, et que Sidney-Smith
rendit à la sublime Porte, dont il releva le courage par ses succès:
il sut profiter du crédit obtenu par sa victoire de Saint-Jean-d'Acre,
auprès du sultan Selim III, et de Kléber, général de l'armée Française
en Egypte, depuis le retour de Bonaparte en France, pour négocier le
fameux traité d'El-Arich, du 24 janvier 1801, traité qu'il considérait
comme le préliminaire de la paix entre les puissances belligérantes.
Il y stipula que l'armée française évacuerait l'Egypte, avec armes et
bagages, et serait transportée en France.
Sidney-Smith signa ce traité avec les pleins pouvoirs du ministère
Britannique, dont il était revêtu: le grand-visir et le général Kléber
le signèrent, au nom de leurs gouvernemens respectifs.
Je ne puis trop insister, messieurs, sur cette époque où Sidney-Smith
arbora l'olive de la paix entre trois camps ennemis; il avait prévu
les nouvelles destinnées de la France, et sa haute sagesse avait
préféré de traiter avec elle, dans l'intérêt de la Sublime Porte, et
de gouvernement Britannique lui-même, et surtout dans l'intérêt de
l'humanité, plutôt que de courir la chance faillible des combats.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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