The Atlantic Monthly, Volume 01, No. 03, January, 1858: A Magazine of Literature, Art, and PoliticsVarious
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The Atlantic Monthly, Volume 01, No. 03, January, 1858: A Magazine of Literature, Art, and Politics
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not, however, unless her mother or some other discreet female is
present, to prevent misinterpretation or remark. I have also taken a
good deal of interest in Benjamin Franklin, before referred to,
sometimes called B.F. or more frequently Frank, in imitation of that
felicitous abbreviation, combining dignity and convenience, adopted
by some of his betters. My acquaintance with the French language is
very imperfect, I having never studied it anywhere but in Paris,
which is awkward, as B.F. devoted himself to it with the peculiar
advantage of an Alsacian teacher. The boy, I think, is doing well,
between us, notwithstanding. The following is an _uncorrected_ French
exercise, written by this young gentleman. His mother thinks it very
creditable to his abilities; though, being unacquainted with the
French language, her judgment cannot be considered final.
LE RAT DES SALONS À LECTURE.
Ce rat çi est un animal fort singulier. Il a deux pattes de derrière
sur lesquelles il marche, et deux pattes de devant dont il fait
usage pour tenir les journaux. Cet animal a le peau noir pour le
plupart, et porte un cercle blanchâtre autour de son cou. On le
trouve tous les jours aux dits salons, ou il demeure, digere, s'il y
a de quoi dans son interieur, respire, tousse, eternue, dort, et
ronfle quelquefois, ayant toujours le semblance de lire. On ne sait
pas s'il a une autre gite que celà. Il a l'air d'une bête très
stupide, mais il est d'une sagacité et d'une vitesse extraordinaire
quand il s'agit de saisir un journal nouveau. On ne sait pas
pourquoi il lit, parcequ'il ne parait pas avoir des idées. Il
vocalise rarement, mais en revanche, il fait des bruits nasaux divers.
Il porte un crayon dans une de ses poches pectorales, avec lequel
il fait des marques sur les bords des journaux et des livres,
semblable aux suivans: !!!--Bah! Pooh! Il ne faut pas cependant les
prendre pour des signes d'intelligence. Il ne vole pas, ordinairement;
il fait rarement même des echanges de parapluie, et jamais de chapeau,
parceque son chapeau a toujours un caractère specifique. On ne sait
pas au juste ce dont il se nourrit. Feu Cuvier était d'avis que
c'etait de l'odeur du cuir des reliures; ce qu'on dit d'etre une
nourriture animale fort saine, et peu chère. Il vit bien longtems.
Enfin il meure, en laissant à ses héritiers une carte du Salon à
Lecture ou il avait existé pendant sa vie. On pretend qu'il revient
toutes les nuits, après la mort, visiter le Salon. On peut le voir,
dit on, a minuit, dans sa place habituelle, tenant le journal du soir,
et ayant à sa main un crayon de charbon. Le lendemain on trouve des
caractères inconnus sur les bords du journal. Ce qui prouve que le
spiritulisme est vrai, et que Messieurs les Professors de Cambridge
sont des imbeçiles qui ne savent rien du tout, du tout.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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