The First Governess of the Netherlands, Margaret of AustriaTremayne, Eleanor E.
History
The First Governess of the Netherlands, Margaret of Austria
Tremayne, Eleanor E.
Margaret, of Austria, Regent of the Netherlands, 1480-1530; Netherlands -- History -- Charles V, 1506-1555
Premier, que je desire sur toute chose mestre ma religion en tel
estat que pour jamés (jamais) ils n'aient grant povreté; mes qui
puissent vivre sans mandier; et désire scavoir ce que se porteur
leur demandera, au quel je fay se mémoyre; et premier scavoir
s'il est besoing plus de rente et jusques à quelle somme: et que
ne le praigne trop eschars; car à l'aide de Dieu je furniray à
tout; et toute aultre chose que desireront, ils me le facent
scavoir; _car je suis délibérée y faire une bonne fin_, à l'ayde
de Dieu et de nostre bonne maistresse, sa glorieuse mère. Oultre
plus dira à la mère Ancille, ma bonne mère, que je luy prie
qu'elle face prier toutes mes bonnes filles _à l'intention que je
luy ay toujours dit_; car le temps approche, puisque l'empereur
vient, à qui, à l'ayde de Dieu, renderay bon comte de la charge
et gouvernement que luy a pleu me donner; et ce faict, je me
rendray à la voulenté de Dieu et de nostre bonne maistresse, vous
priant, ma bonne mère, ma mie, que je ne soye oubliée aux
vostres, et vous demouray tousiours vostre bonne fille,
MARGUERITE[171]
[171] J. Baux, _L'Église de Brou_.
Margaret of Austria's last letter to her nephew the Emperor
Charles V.
Monseigneur, l'heure est venue que ne vous puis plus escripre de
ma main; car je me trouve en telle indisposition que doubte ma
vie estre briefue, pourueue et reposée de ma conscience, et de
tout résolue à receuoir ce qu'il plaira à Dieu m'enuoyer, sans
regret quelconque, réserue (si ce n'est) de la priuation de
vostre présence et de non vous pouuoir veoir et parler à vous
encoires une fois auant ma mort, ce que (pour la doubte que
dessud) suppléray, en partie, par ceste mienne lettre que
crains sera la dernière qu'aurez de moi. Je vous ay institué mon
héritier vniuersel, et pour le tout, aux charges de mon
testament, l'accomplissement duquel vous recommande. Vous laisse
vos pays de pardeca, que, durant vostre absence, n'ay seulement
gardé comme les me laissâtes à vostre partement, mais grandement
augmentez, et vous rendz le gouuernement d'iceulx, ouquel me
cuyde estre léalement acquictée, et tellement que j'en espère
rémunération diuine, contentement de vous, monseigneur, et gré
de vos subjects, vous recommandant singulièrement la paix, et
par espécial auec les roys de France et d'Angleterre. Et, pour
fin, vous suplie, monseigneur, que l'amour qu'il vous a pleu
pourter au poure corps soit mémoire du salut de l'âme et
recommandation de mes poures seruiteurs et seruantes, vous
disant le dernier adieu ouquel je supplie, monseigneur, vous
donner prospérité et longue vie. De Malines, le dernier jour de
novembre 1530,--Votre très-humble tante,
MARGUERITE[172]
[172] M. Gachard, _Analectes Belgiques_.
INDEX
Adrian of Utrecht, Pope Adrian IV., 74, 154, 166, 175, 183, 184,
192-194, 198, 205, 283.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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