The History of ChivalryJames, G. P. R. (George Payne Rainsford)
History
The History of Chivalry
James, G. P. R. (George Payne Rainsford)
Chivalry; Crusades
"Cassian traitant des habits et des vétemens des anciens Moines d'Egypte,
dit qu'ils se reuetoient d'vn habit fait de peaux de chevre, que l'on
appelloit Melotes, et qu'ils portoient ordinairement l'escarcelle et le
baton. Les termes de cét Auteur ne sont pas toutefois bien clairs, en cét
endroit-là: _Vltimus est habitus eorum pellis Caprina, quæ Melotes, vel
pera appellatur, et baculus._ Car il n'est pas probable que cét habit de
peaux de cheure ait esté appellé Pera. Ce qui a donné sujet à quelques
Commentateurs de restituer Penula. Neantmoins Isidore et Papias, comme
aussi Ælfric dans son Glossaire Saxon, ont écrit aprés Cassian, que
Melotis, estoit la méme chose que Pera. Quant à moy j'estime que Cassian a
entendu dire que ces Moines, outre ce vétement fait de peaux, auoient
encore coûtume de porter vn petit sachet, et vn baton, dont ils se
seruoient durant leurs pelerinages. Ce qui ce peut aisement concilier, en
restituant le mot appellatur, on le sousentendant, aprés Melotes. Tant y a
que Cassian parle du baton des Moines au Chapitre suiuant; et dans l'vne
de ses Collations, il fait assez, voir que lorsqu'ils entreprenoient
quelque voyage, ils prenoient l'vn et l'autre: Cum accepissemus peram et
baculum, vt ibi moris est Monachis vniuersis iter agentibus. Le Moine
d'Angouléme ecrit que le corps de Charlemagne, apres sa mort, fut inhumé
auec tous ses habits imperiaux, et que pardessus on y posa l'escarcelle
d'or, dont les pelerins se seruent ordinairement, et qu'il auoit coûtume
de porter lorsqu'il alloit à Rom: et super vestimentis Imperialibus pera
peregrinalis aurea posita est, quam Romam portare solitus erat. D'où il
resulte que le baton et l'escarcelle ont toûjours esté la marque
particuliere des Pelerins, ou comme parle Guillaume de Malmesbury Solatia
et indicia itineris.
"Les Pelerins de la Terre Sainte, auant que d'entreprendre leurs
pelerinages, alloient rcecuoir l'escarcelle et le bourdon des mains des
Prestres dans l'Eglise.
* * * * *
"Et cela s'est pratiqué mémes par nos Rois, lorsqu'ils ont voulu
entreprendre ces longs et facheux voyages d'outremer. Car aprés auoir
chargé leurs épaules de la figure de la Croix, ils auoient coûtume de
venir en l'Abbaye de S. Denys, et là, aprés la celébration de la messe,
ils receuoient des mains de quelque Prelat le baton de Pelerin et
l'escarcelle, et memes l'Oriflamme, ensuite dequoy ils prenoient conge de
S. Denys, Patron du Royaume."
NOTE IX.--CHAP. VII.
The pretence of the Count of Toulouse for resisting the claims of Boemond
to the possession of Antioch was, that he had vowed to the emperor Alexius
to deliver up all conquests to him alone. This was but a specious
covering for his own avarice. The terms in which Baldric mentions the
cession of Antioch to Boemond are as follows; and it will be seen that
much more notice was taken of Alexius than that contemptible usurper
deserved.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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