The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 2: Acadia, 1612-1614
History
The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 2: Acadia, 1612-1614
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
En cette necessité donc il se met à prier Dieu, ayant enuoyé sa fille
voir au ruisseau du moulin s'il y auroit point apparence de pouuoir
faire pecherie. Il n'eust esté gueres long temps en prieres que voici
sadite fille arriver criant à haute voix, _Nouchich', Beggin pech'kmok,
Beggin ëta pech'kmok_: c'est à dire: Père, le haren est venu; le haren
certes est venu. Et vit par effect le soin que Dieu a des siens, à son
contentement. Ce qu'il avoit vne autrefois eprouvé, ayant eu (ou les
siens) à tel besoin la rencontre d'un Ellan, & encore vne autrefois vne
Baleine échouée.
So, in this necessity, he began to pray to God, after having
sent his daughter to see if there were any signs of fish in the
mill-creek. He had not been a long time in prayer, when lo, his
daughter comes running back crying in a loud voice, _Nouchich',
Beggin pech'kmok, Beggin ëta pech'kmok_; that is, "Father, the
herring have come; the herring have come indeed." And he saw
effectually, and to his satisfaction, God's care over his own.
He (or some of his family) also had proof of this upon another
occasion, in a like time of need, when he encountered an Elk, and
another time a stranded Whale.
Qui voudra nier que ce ne soit vn special soin de la providence de Dieu
envers les siens, quand il enuoya au Sieur de Poutrincourt le secours
desiré le iour de la Pentecoste derniere, duquel nous avons fait
mention cy-dessus?
Who will deny that it was a special manifestation of the providence
of God towards his own, when he sent to Sieur de Poutrincourt the
desired help upon the day of last Pentecost, of which we have made
mention above?
Ie ne veux rememorer ce que i'ay écrit en mon Histoire de la
Nouvelle-France, livre 4. chap. 4. de la merveille avenuë au premier
voyage du Sieur de Monts en la personne de Maitre Nicolas Aubri Prestre
d'vne bonne famille de Paris, lequel fut se[i]ze iours perdu dans
les bois, & au bout dudit temps trouvé fort extenué, à la verité,
mais encore vivant, & vit encore à present, aymant singulierement les
entreprises qui se font pour ce païs là, où le desit [39] le porte plus
qu'il ne fit iamais, comme aussi tous autres qui y ont fait voyage,
lesquels i'ay préque tous veux desireux d'y hazarder leur fortune,
si Dieu leur ouvroit le chemin pour y faire quelque chose. A quoy
les grans ne veulent point entendre, & les petits n'ont les ailes
assez fortes pour voler iusques là. Neantmoins c'est chose étrange &
incroyable de la resolution tant dudit Sieur de Monts, que dudit Sieur
de Poutrincourt, le premier desquels a toujours continué depuis dix
ans d'envoyer par delà: & le second, nonobstant les difficultez que
nous avons recitées ci-dessus, n'a laissé d'y r'envoyer nouuellement,
attendant ici le renouveau, pour aller revoir les gens. Dieu doint à
l'vn & à l'autre le moyen de faire chose qui reüsisse à la gloire de
son nom, & au bien des pauvres peuples que nous appellons Sauvages.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account