The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 3: Acadia, 1611-1616
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 3: Acadia, 1611-1616
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Now for these reasons the Jesuits, delaying
the Baptism of those who desired it, put themselves to work with
all possible diligence to translate into Canadian the Lord's
prayer, the Angelic salutation,[24] the Creed, and the Commandments
of God and of the Church, [112] with a brief explanation of the
Sacraments, and some prayers, for this was all the Theology they
needed. However, there was no way of accomplishing either a third
or fourth of all this, as we shall show by and by.
Cependant voicy vn grãd murmure, qui s'esleue entre nos François, de
ce qu'on ne baptisoit point. Car nous sommes en vn siecle, auquel, qui
sçait lire, est à son opinion, grand Theologien: & qui a le moindre
soin de son ame, est à son aduis le plus apte pour regir l'Eglise
de Dieu, & pour entreprendre sur les oingts du Sauueur. Cecy n'est
point tolerable (disoient-ils, ainsi que le _Factum_ le professe) ces
gens cy sont inutiles: Il en faut escrire en Frãce: & autres menaces,
lesquelles ils vindrent faire au P. Biard, [113] lequel tascha de les
appaiser, & entre autres choses leur dit: Mes amys, si les Iesuites
eussent esté conuoyteux de vaine gloire, vous leur monstrez la route,
qu'ils deuoyent tenir; de tost baptiser le plus de gens, qu'ils eussent
peu; parce qu'il y a bien à presumer, que ces conuersions estans sceües
en France, les Imprimeurs de Paris n'eussent pas esté plus negligents,
ny les Colporteurs plus enroüez à crier telles nouuelles par les rues
de la ville en leur recommandation. Mais à Dieu ne plaise, (disoit-il)
que nous voulions sembler Apostres, n'estans que miserables pecheurs;
ny que nous voulions acquerir le bruict de bons mesnagers, & diligens
seruiteurs, en dissipant l'heritage de nostre Maistre. On mesdira de
nous, nous le sentons prou; ne croyez pas que nous soyons si stupides.
[114] Mais il ne faut non plus laisser le bien pour l'infamie, que
l'entreprendre pour les loüanges. C'est à Dieu à qui nous seruons,
& à la maison de qui si nous deuons apporter aucun fruict, c'est en
patience, car ainsi l'a-il dit, _Il apportera fruict en patience_. Nous
baptisons les petits enfans, comme vous voyez de la volonté de leurs
parens, & soubs l'esperãce, que nous aurons moyen de les instruire,
quand ils viendront à l'vsage de raison. Les aagez, qui meurent, nous
les baptisõs aussi, les catechisants du mieux que nous pouuõs, & que
le temps le permet; Quant aux autres, qui sont hors le peril de mort,
nous les baptiserons aussi, quand par vostre ayde nous les pourrons
instruire en leur langage, & qu'eux nous sçaurõt respondre. Car il
faut que le baptisé adulte responde luy-mesme, & [115] non le parrain
pour luy. Aydez-nous, & priez pour cela selon vostre grand zele, &
ne vous tourmentez, pensants qu'ils periront, s'ils n'ont receu le
Baptesme: car aussi bien periront-ils, & pirem[~e]t, s'ils l'auoyent
receu sans bonne disposition: comme si apres le Baptesme, ils meurent
en peché mortel, ils perissent.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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