The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
On the 13th, Manitougache, our guest and neighbor, came to tell
us that a great many Hiroquois had been seen near Kebec. All the
Montagnaits trembled with fear. He asked if his wife and children
could not come and lodge with us. We answered him that he and his
sons would be very welcome, but that girls and women were not
permitted to sleep in our houses, indeed, they never entered them
in France; and that, just as soon as we could close our doors, they
would not again be [29] opened to them. He then sent his whole
party, all the young people, to cabins in the neighborhood of
Kebec, where they were told that some arquebusiers would be sent to
protect them. As to himself, having been invited by the Captain of
the Savages to accept his cabin until the fright should have passed
away, he answered that, if he had to die, he wanted to die near us;
and, having thus placed his people in security, he returned to us.
Ce mesme iour Pierre Pastedechouan nous vint voir pour demeurer auec
nous. Ie ne puis obmettre icy vn trait fort particulier de l'admirable
bonté & prouidence de Dieu en nostre endroit. Ce ieune homme a esté
conduit en Frãce en son bas âge par les RR. Peres Recolets, il a esté
baptisé à Angers Monsieur le Prince de Guimenée estoit sõ parrain, il
parle fort biẽ Francois, & fort bon Sauuage, [30] ayant esté ramené en
son pays on le remit entre les mains de ses freres pour reprendre les
idées de sa langue qu'il auoit presque oubliées: ce pauure miserable
est deuenu barbare comme les autres, & a tousiours continué dans ses
barbaries pendant que les Anglois ont icy seiourné. Sçachant le retour
de François, il vient voir le sieur Emery de Caën à Tadoussac, qui
l'inuita de monter à Kebec, ce qu'il fit. Il le vouloit prendre pour
son truchement, le faisant manger à sa table, luy témoignant vn fort
bon visage. Moy cependant comme ie desirois grandement d'entrer dans
la cognoissance de la langue, & voyant que ie n'auançois riẽ faute de
maistre, ie deliberay de m'addresser à Dieu, esperant que nous aurions
ce ieune homme pour quelque temps: nous nous mismes tous a solliciter
cette affaire auprés de nostre Seigneur, ie sentois [31] vn si grand
desir, ioinct auec vne si grande confiãce, qu'il me sembloit que nous
l'auions desia contre toutes les apparences humaines: car comme on
se vouloit seruir de luy au fort, on le traittoit fauorablement, veu
d'ailleurs que ne respirant que la liberté, il abhorrait plustost
nostre maison, qu'il ne l'aimoit. Dieu est plus fort que tous les
hommes, il n'appartient qu'à luy de tirer le biẽ du mal. Ce pauure
ieune homme estant trop à son aise ne s'y peut tenir, il mescontente
le sieur de Caën vne & deux fois il est disgracié, & remis en faueur,
cependant ie sollicite le sieur de Caën de nous l'enuoyer au cas qu'il
ne se pût accommoder au fort, qu'il nous obligeroit, & feroit du bien
à ce pauure abandonné: luy qui nous faisoit l'hõneur que de nous
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