The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 5: Quebec, 1632-1633
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Le 12. du mesme mois, vn Sauuage me vint dire que le Pere de Nouë
estoit cause d'vn vent qui souffloit: ie luy en demanday la raison;
il me dit qu'encore bien que le ciel fut fort rouge au matin, le Pere
n'auoit point laissé d'aller trauailler au bois de bõne heure, & que
cela estoit cause du vent: Que les Montagnaits voyans le ciel enflammé,
se tiennent en repos dans leurs cabanes, & par ce moyen arrestent
le vent. I'aduertiray, dit-il, vne autrefois le Pere de Nouë qu'il
ne parte point si matin quand le temps sera rouge, & il verra par
experience qu'il ne ventera [74] point. Ie me mis à rire, & tachay le
mieux que ie peu d'effacer de sa pensée ceste superstition: en fin il
s'en mocqua aussi bien que moy; ce n'est pas pourtant qu'il la quitte
si aisément, car les Sauuages vous accordent facilement ce que vous
leur dites, mais ils ne laissent pas d'agir tousiours à leur façon.
On the 12th of the same month, a Savage came to me, and said that
Father de Nouë was the cause of a heavy wind which was blowing;
I asked him why. He told me that, although the sky had been very
red in the morning, the Father had not failed to go and work in
the woods at an early hour, and that that was the cause of the
wind; that, when the Montaignaits saw a flaming sky, they remained
at rest in their cabins, and so arrested the wind. "I shall warn
Father de Nouë," said he, "that another time he should not leave
his cabin when the sky is so red; and he will see, by trying it,
that the wind will not [74] blow." I began to laugh, and tried by
every means in my power to drive this superstition from his mind,
and at last he laughed at it just as much as I did. It was not so
easy for him to give it up; for the Savages agree very readily with
what you say, but they do not, for all that, cease to act upon
their own ideas.
Passans de discours en discours, ie luy parlay de Dieu qui a tout
fait; car c'est là où ie vise de leur dõner quelque cognoissance de
celuy qui leur a donné la vie, afin qu'ils s'en entretiennent les vns
les autres, & que les enfans en oyent parler dés leur ieunesse. Luy
discourant donc en mon barragoin,& plus souuent par gestes & par signes
qu'autrement (car ie parle plus de la main que de la langue) ie luy fis
conceuoir quelque chose de la puissance de Dieu: alors il me dit que le
Dieu de France estoit [75] bien plus puissant & plus grand Capitaine ou
Seigneur que le Dieu de son pays: Car, dit-il, vostre Dieu est grand, &
le nostre, ou bien ses enfans viennent d'vn rat d'eau que les Frãçois
appellent rat musqué.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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