The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 6: Quebec, 1633-1634
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 6: Quebec, 1633-1634
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Il y a mille choses que je ne sçaurois rapporter: que V. R. voie si
c'est trop de dix personnes pour tout cela. Nous en demanderions vingt
ou trente, [146] s'il y avoit de quoy les nourrir et payer; mais nous
nous restreignons-à dix, avec trois de nos Frères, et encore ne sçay-je
si on pourra fournir, en France, ce qu'il faut pour cecy et pour nous,
tant il y va de dépenses.
There are a thousand things which I cannot mention, but Your
Reverence may see whether ten persons are too many for all this.
We would ask for twenty or thirty, [146] if there were anything
with which to feed and maintain them; but we restrict ourselves to
ten, with three of our Brothers; and even then I do not know if
they will be able to furnish, in France, what will be necessary for
these and for us, so great are the expenses.
_Ce qu'on peut prétendre de cette maison pour soulager la mission
et frais qu'elle doit faire pour notre entretien._
_What may be expected of this house for the assistance of the
mission, and the expenses necessary for our support._
Il y a quatre gros articles qui font la plus grande dépense de cette
mission: les lards qu'on envoie, le beurre, les boissons et les
farines; avec le temps, le pays peut fournir cecy. Pour les lards, si
dès cette année nous eussions esté bastis, il n'en eût point fallu
envoyer, ou pas tant, l'année prochaine: nous avons deux grosses truies
qui nourrissent chacune quatre petits cochons; il a fallu nourrir cela
tout l'esté dans notre cour à découvert. Le P. Masse nous a eslevé ce
bestial. Si cette pointe dont j'ay parlé estoit fermée, on les mettroit
là, et on ne leur donneroit rien l'esté; je veux dire que dans quelque
temps nous aurons du lard pour notre provision, c'est un article de 400
livres défalqué. Pour le beurre, nous avons deux vaches, deux petites
genisses et un petit taureau. M. de Caen laissant icy son bestial,
voyant qu'il se fust perdu, nous retirasmes trois vaches; de [147]
la famille, qui est icy, trois autres; eux et nous avons donné à M.
Giffard chacun une vache; il nous en reste ce que je viens de dire.
Faute de logement, elles nous coustent plus qu'elles ne valent: car
il faut détourner nos gens de choses plus nécessaires; elles gastent
ce que nous avons semé, et on ne les peut garder dans ces bois, les
mouches les tourmentent. Elles sont venues trois ans trop tost; mais
elles fussent mortes, si nous ne les eussions recueilly; nous les avons
prises comme abandonnées. Avec le temps elles donneront du beurre pour
la provision, et des bœufs pour labourer, et parfois de la chair.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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