The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 7: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1635
History
The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 7: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1635
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Estant échappez de tant de périls, nous trauersâmes nostre riuiere sur
la glace, qui n'estoit point encore partie; & sur les trois heures
apres minuict, le Dimanche de Pasques fleurie 9. d'Auril, ie r'entray
dans nostre petite maisonnette, Dieu sçait auec quelle ioye de part &
d'autre, ie trouuay la maison remplie de paix & de benediction, tout
le monde en bonne santé par la grace de nostre Seigneur. Monsieur le
Gouuerneur sçachant mon retour, m'enuoya [323] deux des principaux
de nos François pour sçauoir de ma santé, son affection nous est
tres sensible; l'vn des chefs de l'ancienne famille du pays accourut
aussi pour se resioüyr de mon retour, ils auoient connu par le peu de
neige qu'il y a eu cét Hiuer, moins rigoureux que les autres, que les
Sauuages & moy par consequent estions pressez de la faim; c'est ce
qui en resioüit quelques-vns iusques aux larmes, me voyant reschappé
d'vn si grand danger; nostre Seigneur soit beny dans les temps & dans
l'eternité.
Having escaped so many perils, we crossed our river on the ice,
which was not yet broken; and three hours after midnight, on Palm
Sunday, April 9th, I reëntered our little house. God knows what
joy there was on both sides! I found the house filled with peace
and blessings, every one being in good health, by the grace of
our Lord. Monsieur the Governor, learning of my return, sent to
me [323] two of our most prominent Frenchmen, to inquire after my
health. His affection for us is indeed very evident. One of the
heads of the old family in the country[5] also hastened to express
his joy at my return. They knew by the small amount of snow that
had fallen that Winter, which was less severe than others, that
the Savages, and consequently I, would suffer greatly from famine;
and hence some even shed tears of joy at seeing me escaped from so
great a danger. Blessed be our Lord, in time and in eternity.
I'ay bien voulu d'escrire ce voyage, pour faire voir à V. R. les
grands trauaux qu'il faut souffrir en la suitte des Sauuages, mais ie
supplie pour la derniere fois ceux qui auroient enuie de les ayder, de
ne point prendre l'espouuente, non seulement pource que Dieu se faict
sentir plus puissamment dans la disette, & dans les delaissements des
creatures, mais aussi pource qu'il ne sera plus de besoin de faire ces
courses, quãd on aura la connoissance des langues, & qu'on les aura
reduites en preceptes: I'ay rapporté quelques particularitez [324]
qui se pouuoient obmettre, i'en ay passé beaucoup sous silence, qu'on
auroit peu lire auec plaisir, mais la crainte d'estre long, & mon peu
de loisir, me fait tomber dans le desordre; il est vray que i'escris
à vne personne, _quæ ordinabit me charitatem_, les autres qui verront
cette Relation par son entremise, me feront la mesme faueur. Ie dirois
volontiers ces deux mots, à quiconque lira ces escrits, _ama & fac quod
vis_, retournons à nostre journal.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account