The Journal of Negro History, Volume 2, 1917Various
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The Journal of Negro History, Volume 2, 1917
Various
African Americans -- Periodicals
Quoique les Negres libres perdent tres-peu de leur haine pour les
Blancs, ils sont cependant loin d'etre aussi dangereux que les
Mulatres. Ces hommes qui semblent participer aux vices des deux
especes, comme ils out participe a leurs couleurs, sont mechans,
vindicatifs, traitres et egalement ennemis des Noirs qu'ils
meprisent, et des Blancs qu'ils ont en horreur. Cruels jus qu'a
la barbarie envers les premiers, ils sont toujours prets a saisir
l'occasion de tourner leurs bras contre les seconds. Fruits du
libertinage de leurs peres, dont ils recoivent presque tous la
liberte et une education assez soignee, ils sont loin d'en etre
reconnaissans; ils voudroient en etre traites comme des enfans
legitimes, et la difference que l'on met entr'eux les porte a
detester meme les auteurs de leurs jours. On en a vu un grand
nombre, dans le massacre de Saint-Domingue, porter sur eux leurs
mains parricides. Les plus delicats se chargeoient mutuellement
de cette detestable commission. Vas tuer mon pere, se
disoient-ils, je tuerai le tien.
Mais, dira-t-on, le premier droit de la nature est de se racheter
de l'esclavage, comme c'en est un aussi de faire jouir des
bienfaits de la liberte l'etre qui tient de nous l'existence. Ces
verites ne peuvent etre contestees; mais une troisieme qui n'est
pas moins evidente, c'est qu'il est du devoir d'un bon
gouvernement d'assurer par toutes sortes de moyens la vie et la
propriete des peuples qui vivent sous sa domination: or, par-tout
ou il y aura des Negres libres ou des Mulatres, l'une et l'autre
seront chaque jour exposees au plus imminent danger. Un esclave
fuit-il son maitre? c'est chez un Negre libre qu'il va se
refugier. Un vol a-t-il ete commis? si le Negre libre n'en est
point l'auteur, il en est au moins le receleur. Lorsque par la
suite de son travail ou de son economie un esclave peut racheter
sa liberte, qu'il aille en jouir parmi les nations qui voudront
le recevoir, ou qu'il retourne dans son pays, c'est tout ce que
le Gouvernement lui doit. Mais je ne crains pas d'assurer que
toute colonie ou l'on souffrira des Negres libres, sera le
repaire du brigandage et des crimes.
Quant aux hommes de couleur, plus dangereux encore, il seroit
probablement tres-avantageux d'en former des colonies dans
quelques parties inhabitees du continent: cette mesure auroit une
suite doublement utile; elle priveroit les colonies de ces etres
par lesquels elles seront tot ou tard aneanties, et elle
diminueroit ce gout crapuleux des Blancs pour leurs esclaves, qui
est la ruine de la societe et la cause premiere du pen de
population des pays qu'ils habitent.--_Voyage dans Les Deux
Louisianes_, 1801, 1802, and 1803, pp. 408-415, par M. Perrin Du
Lac.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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