The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
Le danger de la situation, c’est que le ministère va jouer le jeu
odieux qu’il reprochait à l’opposition, et que pour ma part je n’ai
jamais voulu jouer, celui d’exciter le sentiment populaire contre
l’Angleterre. Si le Cabinet Britannique a eu des torts, ce jeu sera
facile. Il faut donc savoir exactement la vérité, et dans ces
choses-là il ne sert guère de la dissimuler, car elle ressort bien
vite des documents. Voici la question sur laquelle il faut être
exactement fixé.
Quels engagements avait-on pris réciproquement à Eu?
Etait-on bien convenu de renoncer à un Cobourg, et de ne marier le Duc
de Montpensier à l’infante qu’après que la reine aurait eu des
enfants?
Serait-il vrai que la diplomatie Anglaise agissait à Madrid
contrairement à ce double engagement? Que dès lors le Cabinet Français
aurait pu se croire dégagé?
Est-il vrai que M. Guizot aurait adressé à Lord Palmerston une dépêche
lui annonçant ses nouveaux projets, lui déclarant qu’il se considérait
comme libre, et que Lord Palmerston serait demeuré plus d’un mois sans
répondre?
Voilà des points sur lesquels il faut bien savoir la vérité.
Tâchez de savoir ce qu’il y a de vrai dans ce qui s’est passé à
Madrid.
Je désire avoir un historique complet et vrai de toute l’affaire. Je
désire savoir aussi comment l’Angleterre pose aujourd’hui la question,
et où gît la difficulté entre les deux pays. Y a-t-il une solution
raisonnable, également honorable pour les deux Cabinets?
Comment les Tories prennent-ils la question? En font-ils une affaire
de parti contre les Whigs, ou bien une affaire du pays, commune à
tous? Enfin, quel est l’avenir de votre politique intérieure? Lord
John Russell se maintiendra-t-il? Pour moi, je fais des vœux en
faveur des Whigs. Je suis révolutionnaire (dans le bon sens du mot) et
je souhaite en tout pays le succès de mes analogues. Adieu, et mille
amitiés. Je vous prie de m’écrire pas moins que vingt pages sur tout
cela. Comme je n’aime pas que l’on colporte mes lettres, je vous prie
de garder celle-ci pour vous et de me répondre par la poste, ou à
Lille jusqu’au 25 Octobre, ou à Paris si vous mettez votre lettre à la
boîte passé le 25. Je crois que la poste seule est sûre. Adieu encore,
et mille amitiés.
A. THIERS.
Lille (Département Du Nord.)”
To this Panizzi replied in a letter which, for its detailed and lucid
statement of facts, may really be looked upon as a useful work of
reference. Nor will the reader, we imagine, be inclined to think the
comments of the writer on the doings of Guizot and of his accomplice
(for so we will venture to call him), Count Bresson, French Minister at
Madrid, one whit too severe:—
Nov., 1846.
Mon cher Monsieur et Ami,
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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