The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 2 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 2 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
“Je ne comprends pas grand’chose au second ‘Bill’ de réforme. Il
me semble seulement que c’est un grand coup de marteau dans le
vieil édifice. Le résultat sera de diminuer la ‘qualité’ des
membres du Parlement, laquelle n’est pas déjà si brillante. Je
vois dans les journaux qu’on se félicite de voir ôter aux fils de
grandes maisons, des bourgs qui étaient à leur dévotion. A mon
sens, c’était un des beaux côtés de l’Angleterre que cette
initiation de jeunes aristocrates à la vie politique dès leur
sortie de l’Université. C’est ainsi que Fox, Pitt et Lord
Palmerston sont devenus de bonne heure des hommes d’Etat. Vous
aurez en place des industriels et des négociants, c’est-à-dire des
niais et des esprits étroits, excluant systématiquement toute
grandeur de la politique. On fera ainsi une Angleterre
semi-démocratique inférieure à beaucoup d’égards à la vraie et
terrible démocratie des Etats-Unis.”
Some of his compatriots, while admitting the _good sense_ and
_experience_ shown in the general proposition contained in the
following passage may not be quite so ready to admit its application
to their own particular notions:—
“Cannes, 22 Février, 1866.
“Nous avons nos Fenians cent fois plus dangereux et plus nombreux
qu’ils ne le sont en Irlande. Donnez à ces gens là les libertés
qu’ils réclament et que M. Thiers dit être nécessaires à tous les
peuples, vous aurez en trois mois une révolution. Le plus grand
malheur qui puisse arriver à un peuple est, je crois, d’avoir des
institutions plus avancées que son intelligence. Lorsqu’on demande
pour la France les institutions des Anglais, il faudrait pouvoir
leur donner d’abord le bon sens et l’expérience qui les rendent
praticables.”
It remains a question yet to be decided how far this people, which
imitates English institutions before it understands them, will be
competent to manage a Republic of their own. His praise of the
decision and energy of our colonial authorities in the celebrated
Eyre and Gordon case is not unalloyed with a dash of sarcasm, but
here also there is no reason to doubt that what he says of his own
country is meant in earnest:—
“Cannes, 18 Décembre, 1865.
“J’admire beaucoup l’affaire de la Jamaïque. L’Angleterre trouve
toujours des hommes énergiques à la hauteur des plus graves
circonstances, et non seulement énergiques, mais assez dévoués
pour risquer les plus grandes énormités, si elles sont
nécessaires. Il me semble qu’on a pendu beaucoup plus qu’il ne
fallait, peut-être même les gens qu’il ne fallait pas; mais
l’insurrection a été arrêtée net, et l’exemple durera, même si
l’on désavoue le gouverneur. Voilà la véritable politique,
malheureusement impratiquée et peut-être impraticable dans ce
pays-ci.”
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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