The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 2 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 2 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
Malgré ces augmentations successives de recettes, on ne peut pas
dire que le budget de 1854 présentera un parfait équilibre; car,
sans se faire illusion, on ne saurait calculer les dépenses de
cette année à moins de 120,000,000. Bien entendu que dans cette
somme les dépenses des grands travaux publics ne sont pas
comprises. Mais par contre dans le 120,000,000 se trouvent
comprises les dépenses pour une armée de terre de 40 et plus mille
hommes, et pour une augmentation de celle de mer, ainsi que pour
autres dépenses improductives, qui ne pesaient pas en 1847.
Toutefois lorsque le déficit apparent sera réduit à 3 ou 4
millions, on pourra dire qu’en réalité il n’existe pas. En effet
la somme portée au budget de l’année courante pour fond
d’amortissement s’élève à 7 millions; en 1854 elle sera plus
considérable encore, et il s’en suit que si en 1854 le déficit ne
dépasse pas 6 millions, il sera inférieur à la somme consacrée à
l’extinction de nos anciennes dettes.
Dans cet état de choses, il suffirait pour présenter un budget en
parfait équilibre, d’adopter le système que l’Angleterre pratique
depuis plus de trente ans, en ne consacrant à l’amortissement que
le surplus constaté des recettes sur les dépenses.
Pour arriver à ce résultat de grands sacrifices étaient et seront
encore nécessaires. Il a fallu se résigner à augmenter les charges
qui pesaient sur les contribuables avant les derniers événements
de plus du 30%. Les impôts en 1847 étaient de entre 78 et 80
millions; ils seraient portés entre 108 et 110 millions. Les
nouveaux impôts ont été votés et sont discutés par le Parlement
avec un admirable patriotisme. Le pays les supporte avec une rare
résignation; cela est dû à ce que le Piémont payait fort peu
d’impôts en égard aux autres nations d’Europe, et que même avec
tous les impôts susénoncés il payera toujours moins qu’en France,
ayant égard à la population et à la richesse territoriale.
Cependant devant faire cette augmentation d’impôts aussi
rapidement en peu d’années, il était à craindre qu’ils ne
tarissent les sources de la richesse publique et qu’ils
apportassent une crise, si l’on laissait subsister l’ancien
système économique, fondé sur les principes de l’école
protectioniste. C’est ce que le Ministère Sarde a senti. Aussi
s’est-il décidé à mener de front et les lois de finance et les
lois de réforme économique. Dès l’année 1840 il proclame
résolument son intention d’appliquer le système du libre échange,
en modifiant successivement toutes les lois qui avaient été faites
dans le seul but de protéger quelques industries privilégiées.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account