Mary, Queen of Scots, 1542-1587; Queens -- Scotland -- Biography; Scotland -- History -- Mary Stuart, 1542-1567
Monsieur, helas pourquoy est vostre fiance mise en personne si indigne,
pour subçonner ce que est entierement vostre. Vous m’avies promise que
resouldries tout et que ^me^ manderies tous les jours ce que j’aurais a
faire. Vous nen aves rien fait. Je vous advertise bien de vous garder de
vostre =faulx beau frere= Il est venu vers moy et sens me monstrer rien de
vous me dist que --vous-- luy mandies qu’il vous escrive ce qu’auries a
dire, et ou, et quant vous me troveres et ce que faires touchant luy et la
dessubs m’a preschè que c’estoit une folle entrepri--n--se, et qu’avecques
mon honneur Je ne vous pourries Jamaiis espouser, veu qu’estant marié vous
m’amenies et que ses gens ne l’endureroient pas et que les seigneurs se
dediroient. Somme il est tout contrair. Je luy ay dist qu’estant venue si
avant si vous ne vous en retiries de vous mesmes que persuasion ne la mort
mesmes ne me fairoient faillir --de-- a ma promesse. Quant au lieu vous
estes trop negligent (pardonnes moy) de vous en remettre a moy. Choisisses
le vous mesmes et me le mandes. Et cependant je suis malade je differeray
Quant au propose cest trop tard. Il n’a pas tins a moy que n’ayes pense a
heure. Et si vous neussies non plus changé de --propos-- pensee depuis mon
absence que moy vous ne series a demander telle resolution. ^Or^ il ne
manque rien de ma part et puis que vostre negligence vous met tous deux au
danger d’un faux frere, s’il ne succede bien je ne me releveray Jamais. Il
vous envoy ce porteur. Car Je ne --m--’ose me fier a vostre frere de ces
lettres ni de la diligence, il vous dira en quelle estat Je suis, et Juges
quelle amendement--e-- m’a porté ce incertains Nouvelles. Je voudrais
estre morte. Car Je vois tout aller mal. Vous prometties bien autre chose
de vostre providence. Mais l’absence peult sur vous, qui aves deux cordes
a vostre arc. Depesches la responce a fin que Je ne faille et ne ^vous^
fies de ceste entrepri--n--se a vostre frere. Car il la dist, et si y est
tout contrair.
Dieu vous doint le bon soir.
LETTER VI
PUBLISHED SCOTS TRANSLATION
Of the place and ye tyme I remit my self to zour brother and to zow. I
will follow him, and will faill in nathing of my part. He findis mony
difficulteis. I think he dois advertise zow thairof, and quhat he desyris
for the handling of himself. As for the handling of myself, I hard it ains
weill devysit.
Me thinks that zour services, and the lang amitie, having ye gude will of
ye Lordis, do weill deserve ane pardoun, gif abone the dewtie of ane
subject yow advance yourself, not to constrane me, bot to asure yourself
of sic place neir unto me, that uther admonitiounis or forane
perswasiounis may not let me from consenting to that that ye hope your
service sall mak yow ane day to attene. And to be schort, to mak yourself
sure of the Lordis, and fre to mary; and that ye are constraint for your
suretie, and to be abill to serve me faithfully, to use ane humbil
requeist joynit to ane importune actioun.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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