The Poems of Philip Freneau, Poet of the American Revolution. Volume 3 (of 3)Freneau, Philip Morin
General
The Poems of Philip Freneau, Poet of the American Revolution. Volume 3 (of 3)
Freneau, Philip Morin
American poetry
"After the third toast [The United States], an elegant ode, suited to
the occasion, and composed by Citizen PICHON, a young Frenchman of
promising abilities, was read by Citizen DUPONCEAU, and universally
applauded. The society, on motion, ordered that Citizen FRENEAU should
be requested to translate it into English verse, and that the original
and translation should be published. The society also unanimously voted
that Citizen PICHON should be recommended to the notice of the
Minister."
The French version of the Ode appeared in the _Advertiser_ on May 27;
the translation was printed May 31. Both ode and translation were
published in the edition of 1795, the text of which I have followed. It
was not republished in 1809. Following is the French text as it appeared
in the _Advertiser_:
ODE A LA LIBERTE.
By Citizen PICHON, read at the late dinner given to Citizen GENET, by
the French of this City.
O toi, dont l'auguste lumiere
Si long tems avait fui nos yeux!
Toi, jadis l'idole premiere
De mes invincibles ayeux,
LIBERTE, qu'un tyran sauvage,
A l'instant meme qu'il t'outrage
Honore par des voeux secrets;
A mes accens prete l'oreille,
Aujourdhui ma muse reveille
L'antique lutte des vieux Français.
Avant que ma voix obeisse
Au transport que saisit mes sens,
Montre moi deesse propice
Un temple digne de mes chants!
Mon oeil a parcouru la terre
J'y trouve a peine la pouissiere
D'un dome a ton nom consacré,
Un tyran siege aux Thermopyles
Et sous les chaines les plus viles
Le capitole est encombré.
Vingt siecles de honte et de chaines
Ont pese sur ces lieux divins;
C'est nous qui de Rome et de l'Athenes
Resusciterons les destins.
Francais, soyons seuls notre exemple
Qu'a ma voix on eleve un temple
Ou tous les peuples a jamais
Depouillant des haines sauvages
Viennent de palmes et d'homages
Couronner les heros Français.
Devant ce Pantheon sublime
Brisez ces palais infamans
De nos opprobres et du crime
Honteux et cruels monumens.
Au pied de ses nobles portiques
Plantez ces bonnets Helvetiques
Devenus la terreur des rois;
Et sur l'autel de la patrie
Gravez l'honorable effigie
Des martirs sacrés de nos droits.
Vous m'entendez, manes augustes
De Thrasibule et de Brutus!
Les Destins trop long tems injustes
Couronnent enfin vos vertus--
Paraissez, ombres adorées
Venez de vos fetes sacrées
Remplir les sublimes concerts
Deja ma lyre transportée
Rivale des chants de Tyrtée
De ses sons etonne les airs.
C'est par toi que l'hymne commence
Maitre supreme, etre eternal!
Toi qui sis de l'independance
Le premier besoin du mortel.
Long tems l'ignorance et l'audace
Couvrirent ton auguste face,
Du masque impur de leurs forfaits
Un seul combat, une victoire
Venge nos droits et rend ta gloire
Plus eclatante que jamais.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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