The Principal Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English Nation — Volume 10: Asia, Part IIIHakluyt, Richard
History
The Principal Navigations, Voyages, Traffiques and Discoveries of the English Nation — Volume 10: Asia, Part III
Hakluyt, Richard
Discoveries in geography -- English; Voyages and travels
Sa relation n'est qu'un itinéraire qui souvent, et surtout dans la
description du pays, et des villes, présente un peu de monotonie et des
formes peu variées; mais cet itinéraire est intéressant pour l'histoire et
la géographie du temps. Elles y trouveront des matériaux très-précieux, et
quelquefois même des tableaux et dés aperçus qui ne sont pas sans mérite.
Le voyageur est un homme d'un esprit sage et sensé, plein de jugement et de
raison. On admirera l'impartialité avec laquelle il parle des nations
infidèles qu'il a occasion de connoître, et spécialement des Turcs, dont la
bonne foi est bien supérieure, selon lui, à celle de beaucoup de chrétiens.
Il n'a guère de la superstition de son siècle que la dévotion pour les
pélerinages et les reliques; encore annonce-t-il souvent peu de foi sur
l'authenticité des reliques qu'on lui montre.
Quant aux pélerinages, on verra en le lisant combien ils étoient multipliés
en Palestine, et son livre sera pour nous un monument qui, d'une part,
constatera l'aveugle crédulité avec laquelle nos dévots occidentaux avoient
adopté ces pieuses fables; et de l'autre l'astuce criminelle des chrétiens
de Terre-Sainte, qui pour soutirer l'argent des croisés et des pélerins, et
se faire à leurs dépens un revenu, les avoient imaginées.
La Brocquière écrit en militaire, d'un style franc et loyal qui annonce de
la véracité et inspire la confiance; mais il écrit avec négligence et
abandon; de sorte que ses matières n'ont pas toujours un ordre bien
constant, et que quelquefois il commence à raconter un fait dont la suite
se trouve à la page suivante. Quoique cette confusion soit rare, je me suis
cru permis de la corriger et de rapprocher ce qui devoit être réuni et ne
l'étoit pas.
Notre manuscrit a, pour son orthographe, le défaut qu'ils ont la plupart,
c'est que, dans certains noms, elle varie souvent d'une page à l'autre, et
quelquefois même dans deux phrases qui se suivent. On me blâmeroit de
m'astreindre à ces variations d'une langue qui, alors incertaine,
aujourd'hui est fixée. Ainsi, par exemple, il écrit Auteriche, Autherice,
Austrice, Ostrice. Je n'emploierai constamment que celui d'Autriche.
Il en sera de même des noms dont l'orthographe ne varie point dans le
manuscrit, mais qui en ont aujourd'hui une différente. J'écrirai Hongrie,
Belgrade, Bulgarie, et non Honguerie, Belgrado, Vulgarie.
D'autres noms enfin ont changé en entier et ne sont plus les mêmes. Nous ne
disons plus la mer Majeure, la Dunoë; mais la mer Noire, le Danube. Quant à
ceux-ci je crois intéressant pour cela de les citer une fois. Ainsi la
première fois que dans la relation le mot Dunoë s'offrira, j'écrirai Dunoë;
mais par la suite je dirai toujours Danube et il en sera de même pour les
autres.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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