The Works of Robert Louis Stevenson - Swanston Edition, Vol. 24Stevenson, Robert Louis
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The Works of Robert Louis Stevenson - Swanston Edition, Vol. 24
Stevenson, Robert Louis
Authors, Scottish -- 19th century -- Correspondence; Stevenson, Robert Louis, 1850-1894 -- Correspondence
I suppose, if you please, you may say your verses are thin (would you so
describe an arrow, by the way, and one that struck the gold? It scarce
strikes me as exhaustively descriptive), and, thin or not, they are
(and I have found them) inimitably elegant. I thank you again very
sincerely for the generous trouble you have taken in this matter which
was so near my heart, and you may be very certain it will be the fault
of my health and not my inclination, if I do not see you before very
long; for all that has past has made me in more than the official sense
sincerely yours,
ROBERT LOUIS STEVENSON.
TO AUGUSTE RODIN
Written after another visit to me in London, in November, which had
been cut short by fogs. "Le Printemps" is Rodin's group so called.
[_Skerryvore, Bournemouth, December 1886._]
MON CHER AMI,--Il y a bien longtemps deja que je vous dois des lettres
par dizaines; mais bien que je vais mieux, je ne vais toujours que
doucement. Il a fallu faire le voyage a Bournemouth comme une fuite en
Egypte, par crainte des brouillards qui me tuaient; et j'en ressentais
beaucoup de fatigue. Mais maintenant cela commence a aller, et je puis
vous donner de mes nouvelles.
Le Printemps est arrive, mais il avait le bras casse, et nous l'avons
laisse, lors de notre fuite, aux soins d'un medecin-de-statues. Je
l'attends de jour en jour; et ma maisonette en resplendira bientot. Je
regrette beaucoup le dedicace; peutetre, quand vous viendrez nous voir,
ne serait-il pas trop tard de l'ajouter? Je n'en sais rien, je l'espere.
L'oeuvre, c'est pour tout le monde; le dedicace est pour moi. L'oeuvre
est un cadeau, trop beau meme; c'est le mot d'amitie qui me le donne
pour de bon. Je suis si bete que je m'embrouille, et me perds; mais vous
me comprendrez, je pense.
Je ne puis meme pas m'exprimer en Anglais; comment voudriez vous que je
le pourrais en Francais? Plus heureux que vous, le Nemesis des arts ne
me visite pas sous le masque du desenchantement; elle me suce
l'intelligence et me laisse bayer aux corneilles, sans capacite mais
sans regret; sans esperance, c'est vrai, mais aussi, Dieu merci, sans
desespoir. Un doux etonnement me tient; je ne m'habitue pas a me trouver
si buche, mais je m'y resigne; meme si cela durait, ce ne serait pas
desagreable--mais comme je mourrais certainement de faim, ce serait tout
au moins regrettable pour moi et ma famille.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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