The World as Will and Idea (Vol. 3 of 3)Schopenhauer, Arthur
Philosophy
The World as Will and Idea (Vol. 3 of 3)
Schopenhauer, Arthur
Idea (Philosophy); Knowledge, Theory of; Philosophy; Will
The predominance of the cerebral nervous system and of intelligence in
childhood, which is here under consideration, together with the decline of
it in riper age, receives important illustration and confirmation from the
fact that in the species of animals which stands nearest to man, the apes,
the same relation is found in a striking degree. It has by degrees become
certain that the highly intelligent orang‐outang is a young pongo, which
when it has grown up loses the remarkable human look of its countenance,
and also its astonishing intelligence, because the lower and brutal part
of its face increases in size, the forehead thereby recedes, large
_cristæ_, muscular developments, give the skull a brutish form, the
activity of the nervous system sinks, and in its place extraordinary
muscular strength develops, which, as it is sufficient for its
preservation, makes the great intelligence now superfluous. Especially
important is what Fréd. Cuvier has said in this reference, and Flourens
has illustrated in a review of the “_Histoire Naturelle_” of the former,
which appeared in the September number of the “_Journal des Savans_” of
1839, and was also separately printed with some additions, under the
title, “_Résumé analytique des observations de Fr. Cuvier sur l’instinct
et l’intelligence des animaux_,” _p. Flourens_, 1841. It is there said, p.
50: “_L’intelligence de l’orang‐outang, cette intelligence si développée,
et développée de si bonne heure, décroit avec l’âge. L’orang‐outang,
lorsqu’il est jeune, nous étonne par sa pénétration, par sa ruse, par son
adresse; l’orang‐outang, devenu adulte, n’est plus qu’un animal grossier,
brutal, intraitable. Et il en est de tous les singes comme de l’orang‐
outang. Dans tous, l’intelligence décroit à mesure que les forces
s’accroissent. L’animal qui a le plus d’intelligence, n’a toute cette
intelligence que dans le jeune âge._” Further, p. 87: “_Les singes de tous
les genres offrent ce rapport inverse de l’âge et de l’intelligence.
Ainsi, par exemple, l’Entelle (espèce de guenon du sous‐genre des Semno‐
pithèques et l’un des singes vénérés dans la religion des Brames) a, dans
le __ jeune âge, le front large, le museau peu saillant, le crâne élevé,
arrondi, etc. Avec l’âge le front disparait, recule, le museau proémine;
et le moral ne change pas moins que le physique: l’apathie, la violence,
le besoin de solitude, remplacent la pénétration, la docilité, la
confiance. __‹ __Ces différences sont si grandes,__ ›__ dit Mr. Fréd.
Cuvier, __‹ __que dans l’habitude où nous sommes de juger des actions des
animaux par les nôtres, nous prendrions le jeune animal pour un individu
de l’âge, où toutes les qualités morales de l’espèce sont acquises, et
l’Entelle adulte pour un individu qui n’aurait encore que ses forces
physiques. Mais la nature n’en agit pas ainsi avec ces animaux, qui ne
doivent pas sortir de la sphère étroite, qui leur est fixée, et à qui il
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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