The Writings of Thomas Jefferson, Vol. 1 (of 9): Being His Autobiography, Correspondence, Reports, Messages, Addresses, and Other Writings, Official and PrivateJefferson, Thomas
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The Writings of Thomas Jefferson, Vol. 1 (of 9): Being His Autobiography, Correspondence, Reports, Messages, Addresses, and Other Writings, Official and Private
Jefferson, Thomas
United States -- Politics and government -- 1775-1783; United States -- Politics and government -- 1783-1865
The treasonable perfidy of the Prince of Orange, Stadtholder and
Captain General of the United Netherlands, in the war which England
waged against them, for entering into a treaty of commerce with the
United States, is known to all. As their Executive officer, charged
with the conduct of the war, he contrived to baffle all the measures of
the States General, to dislocate all their military plans, and played
false into the hands of England against his own country, on every
possible occasion, confident in her protection, and in that of the King
of Prussia, brother to his Princess. The States General, indignant at
this patricidal conduct, applied to France for aid, according to the
stipulations of the treaty concluded with her in '85. It was assured
to them readily, and in cordial terms, in a letter from the Count de
Vergennes, to the Marquis de Verac, Ambassador of France at the Hague,
of which the following is an extract:
"Extrait de la depéche de Monsieur le Comte de Vergennes à Monsieur le
Marquis de Verac, Ambassadeur de France à la Haye, du 1er Mars, 1786.
"Le Roi concourrera, autant, qu'il sera en son pouvoir, au succes de la
chose, et vous inviterez, de sa part, les patriotes de lui communiquer
leurs vues, leurs plans, et leurs envieux. Vous les assurerez, que le
roi prend un interet veritable à leurs personnes comme à leur cause,
et qu'ils peuvent compter sur sa protection. Ils doivent y compter
d'autant plus, Monsieur, que nous ne dissimulons pas, que si Monsieur
le Stadhoulder reprend son ancienne influence, le systeme Anglois ne
tardera pas de prevaloir, et que notre alliance deviendroit un être
de raison. Les Patriotes sentiront facilement, que cette position
seroit incompatible avec la dignite, comme avec la consideration de
sa majesté. Mais dans le cas, Monsieur, ou les chefs des Patriotes
auroient à craindre une scission, ils auroient le temps suffisant
pour ramener ceux de leurs amis, que les Anglomanes ont egares, et
preparer les choses de manière que la question de nouveau mise en
deliberation, soit decidee selon leurs desirs. Dans cette hypothese, le
roi vous autorise à agir de concert avec eux, de suivre la direction
qu'ils jugeront devoir vous donner, et d'employer tous les moyens
pour augmenter le nombre des partisans de la bonne cause. Il me reste,
Monsieur, de vous parler de la surete personelle des Patriotes. Vous
les assurerez, que dans tout etat de cause, le roi les prend sous
sa protection immediate, et vous ferez connoitre, partout ou vous
le jugerez necessaire, que sa Majesté regarderoit comme une offense
personnelle, tout ce qu'on entreprenderoit contre leur liberté. Il est
à presumer que ce langage, tenu avec energie, en imposera a l'audace
des Anglomanes, et que Monsieur le Prince de Nassau croira courir
quelque risque en provoquant le ressentiment de sa Majesté."[21]
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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