Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)Hutton, James
Science
Theory of the Earth, With Proofs and Illustrations, Volume 2 (of 4)
Hutton, James
Geology -- Early works to 1800
Though over all the world, where the shore is washed bare by the sea,
examples are to be found which require but to be seen to give compleat
conviction, it is not in every place that the eye of a naturalist has
been employed in taking this view of the coast; nor is it upon every
occasion that enlightened philosophers of this kind have given their
thoughts upon the subject. M. de Spallanzani has given us the following
observations with regard to the coast of Italy[15].
[Footnote 15: Observations sur la Physique, etc. Juliet 1786.]
«Autant l'intérieur du petit bourg de Porto-venere et les rochers qui
l'environnent sont a l'abri des tempêtes, autant les parties extérieures
sont exposées aux coups de mer les plus violens, lorsqu'elles sont
en proie au deux terribles vents d'Afrique et à celui du sud-est. Ce
dernier en particulier soulève les flots avec tant de violence et à
une telle hauteur contre les écueils qui servent de défense à ce petit
terrain, que la mer semble menacer de l'engloutir. J'ai été le témoin
d'un de ces orages, et quoique je fusse à l'abri de tout danger, je ne
pourroit vous representer l'horreur que me fit éprouver ce spectacle.
J'ai voulu prendre avec exactitude la hauteur moyenne de l'élevation des
flots dans les plus violens coups de vent; et quand je vous en parlerai
vous serez étonné de leur force et de l'étendue de leurs effets. Les
rochers qui sont à la partie méridionale de Porto-venere se rongent et
se détruisent peu-à-peu de même que les trois isles voisines _Tiro_, le
_petit Tiro_, et _Palmarin_. On le remarque surtout dans cette dernier:
les bords voisins de la terre ont une pente douce; ils sont couverts
d'arbres et de plantes, tandis que la partie opposée est déserte et
inaccessible couverte de précipices, de ruines et d'horreurs; les autres
parties du rivage sont renfermées par la rivière du ponent et par celle
du levant, de même que celles qui s'approchent des côtes de Provence. Il
me paroît que la mer a beaucoup gagné sur le terre dans ces parages;
et pour parler seulement de Palmarin, la plus grande, et la plus
remarquable des trois îsles que j'ai nommées, je crois être suffisamment
fondé pour conclure que la même pente facile et longue qu'on observe du
côte de la terre avoit aussi existé du côte de la mer; mais que cette
dernière avoit été détruite par les orages, qui se sont succédés pendant
le cours de siècles. La vue réfléchie de ces trois îsles me force à les
regarder comme ayant été autre fois réunies, et formant une îsle
seule par leur réunion, ou plutôt comme une presqu'île attenante à
Porto-Venere.»
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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